Peut-on dire que si des centres de santé se permettent de truander les patients en fraudant sur les factures des produits pharmaceutiques des abonnés à l’Institut national d’assurance maladie ( INAM ), c’est la faute à celle-ci ? Assurément.

La protection sociale imposée par l’Etat n’a pas fait l’objet de consultation des fonctionnaires et autres agents de l’Etat avant sa mise en route. C’est ainsi que tout fonctionnaire en activité ou admis à la retraite, s’est trouvé obligé d’y adhérer. Parce que sans le consulter, l’Etat lui prélève des frais pour assurer le fonctionnement de cet institut. Mais alors, pourquoi les abonnés ne bénéficieraient-ils pas pleinement des services y rattachés ?
On n’est pas encore sûr à 200%, mais à 100%, oui. Il paraît qu’il existe des centres médico-sociaux dont la spécialité est de rajouter des frais indéterminés sur les factures des patients qui viennent à eux pour des soins. Et d’après les infos, des agents de l’INAM qui auraient été informés, se contentent de dire simplement aux patients de ne plus se rendre dans ces centres. Trop facile à notre sens.
Si des citoyens n’ayant pas demandé à être affiliés à une quelconque mutuelle de santé ont été forcés à adhérer à ce que l’Etat a mis en place, et que par la suite, on constate des arnaques, il revient normalement à l’Etat de se lever pour déterminer d’où viennent les fraudeurs et les raisons qui les poussent à surfacturer les frais médicaux. Et dire qu’avec ça, les autorités cherchent par touts les moyens à court-circuiter les initiatives venant des populations et qui permettent de mettre sur pied des mutuelles de santé dans les villes et régions du pays.
Après l’INAM, c’est au tour de la Délégation à l’organisation du secteur informel de dame Ingrid qui, à l’instar d’un assaisonnement, veut figurer dans toutes les sauces mutualistes. Conducteurs de taxi moto, agriculteurs, bénéficiaires du fonds national de la finance inclusive, journalistes, forgerons, mécaniciens, balayeurs de rues, et quoi encore ! A ce rythme, il est certain qu’en même temps que le Togo atteindra l’émergence dans les mois à venir, tous les citoyens seront assurés et pourront tomber malades selon leur désir. Puisque tout le territoire sera assuré. Mais en attendant, que les responsables de cet INAM sortent un peu de leurs bureaux et aillent sur le terrain pour traquer les centres médico-sociaux véreux. Il y va de la santé financière des pauvres abonnés.
Source : Liberté























