
Le gouvernement a dans un communiqué du ministère de la Santé daté du 3 juillet 2018 porté à la connaissance des Togolais que la morgue du Centre hospitalier universitaire Sylvanius Olympio est fermée. La raison alors invoquée était le souci de la redynamisation du secteur de la santé.
Ladite morgue était pour ce faire fermée le 16 juillet, cela pour une durée de trois (3) mois. Si l’on s’en tient au fameux communiqué dont le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa était porteur et l’échéance donnée, les travaux étaient censés prendre fin au plus tard fin septembre de l’année 2018. Mais voilà que nous sommes à la fin du mois de février 2019 et la morgue est à ce jour inaccessible aux populations.
Pour quelles nouvelles raisons, nul ne sait. L’Etat sait mieux que quiconque l’urgence qu’il y a à rouvrir ce réceptacle de morts, non seulement en sa qualité en tant que grande morgue que le Togo ait jamais construite, mais encore à cause de la manière dont elle dessert les familles éplorées devant rendre les derniers honneurs aux dépouilles de leurs chers disparus.
Mais, à défaut de la morgue quelque peu qualifiée, les populations en sont venues à se rabattre sur des morgues sauvages, improvisées, et donc peu orthodoxes. Du fait du manque des soins spécifiques qu’une bonne morgue requiert en l’occurrence. De sorte que des familles en deuil sont obligées de faire avec ces lieux qui n’ont pas l’autorité morale pour autant.
Faut-il rappeler que le premier endroit venu n’est pas séant pour tenir lieu de morgue ; que des endroits sont créés pour cela et que c’est bien la morgue du CHU et quelques-unes au Togo sont les seules habilitées en cette matière ? Bien plus, il est malséant de garder un cadavre dans un local qui avoisine l’environnement où vivent des humains.
Rien que ce dernier aspect doit déterminer les autorités à faire rentrer les Togolais dans leur droit. Trois mois, ce n’est nullement trois ans !
Source : Le Correcteur























