
Soixante centres de santé situés dans la Région des Savanes ont été récemment réhabilités et réceptionnés le 15 janvier 2024 par le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa et ses collègues de l’accès universel aux soins, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi et de l’action sociale, Adjovi Lolonyo Apedoh-Anakoma. Au cœur de ces travaux engagés dans le cadre du projet Services de santé essentiels pour une couverture sanitaire universelle (SSEQCU), le bloc médecine et la maternité. Le projet SSEQCU, soutenu par la Banque mondiale, ambitionne entre autres d’améliorer la disponibilité et l’accès aux soins et services de santé et de nutrition de qualité ; d’améliorer la gestion des formations sanitaires ; de renforcer le régime d’assurance maladie sociale ; de renforcer la gouvernance et le pilotage du projet. Sa zone d’intervention couvre les six régions sanitaires du Togo mais certaines interventions seront spécifiques pour les régions défavorisées (Plateaux, Centrale, Kara et Savanes), si l’on en croit le ministère de la Santé et de l’hygiène publique. Réjouissons-nous du fait que l’accès aux soins soit devenu possible pour ces populations bénéficiaires de ces infrastructures. Rien de tel que le renforcement des infrastructures sanitaires. Mais le faire à travers le prisme de la politique politicienne, marque déposée des Gnassingbé, voilà qui ne manque pas de décevoir. Nous vivons dans un pays où plus d’un centre de santé réhabilité est peint aux couleurs bleu et blanc du parti Union pour la République (UNIR). Le message envoyé est clair : le parti politique prime sur les enjeux du moment et de l’intérêt public. Il en a toujours été ainsi sous nos cieux. Oui aux avancées dans le secteur sanitaire, mais non si cela doit se faire au nom de la propagande.
Source: Le Correcteur / lecorrecteur.tg























