Au moins 109 journalistes et collaborateurs de médias ont été tués en 2015 dans des assassinats ciblés, des attentats à la bombe ou sous le feu de tirs croisés. Trois journalistes sont également morts accidentellement, selon le rapport annuel de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), publié ce jeudi.

Ces chiffres marquent une légère baisse par rapport à 2014, quand 118 meurtres et 17 accidents avaient été enregistrés, souligne la FIJ.
Par région, le continent américain dénombre, avec ses 27 morts, le plus grand nombre de victimes. Pour la deuxième année consécutive, le Moyen-Orient arrive en deuxième position, avec 25 décès. L’Asie-Pacifique suit avec 21 morts, « des chiffres en baisse par rapport à l’année dernière en raison du fort déclin de la violence au Pakistan ». Enfin, l’Afrique (19 morts) et l’Europe (16 morts) complètent ce triste classement.
« 2015 a été marquée, notamment, par une augmentation des attaques terroristes ciblées contre les journalistes et les journalistes français ont payé un tribut disproportionné », poursuit la FIJ en faisant référence à l’attaque meurtrière de Charlie Hebdo.
« Les attentats à Paris ont choqué la communauté internationale. Ce drame a mis en évidence la tragédie du massacre des journalistes à travers le monde, illustrant le fait que notre profession est la seule à payer de manière aussi lourde le fait d’exercer son travail », a déclaré Jim Boumelha, le président de la FIJ. « Malheureusement, des dizaines de meurtres n’ont pas fait l’actualité et à défaut d’être un correspondant permanent renommé, le monde remarque à peine ces disparitions tragiques », a-t-il ajouté en exhortant l’ONU « à prendre des mesures concrètes dans le cadre de son plan d’action pour la sécurité des journalistes et à se positionner fermement contre l’impunité des crimes à l’encontre des journalistes ».
Source : [01/01/2015] Belga























