Des journalistes privés aux voyages officiels de Faure Gnassingbé, une affaire de gros sous ? Les diables de la presse sont tombés dans l’eau bénite.

Infog : 27avril.com
Infog : 27avril.com

Le problème de participation de la presse privée aux voyages officiels n’est pas un sujet tabou. Pour preuve, cette histoire a été longuement débattue aux états généraux de la presse qui se sont tenus, il y a de cela deux bonnes années à Kpalimé à l’INFA de Tové.

Aujourd’hui, heureusement ceux qui sont indexés d’avoir fait main basse sur ce voyage au profit de leurs intérêts personnels étaient ceux-là mêmes qui étaient dans les différentes commissions créées pour la circonstance. Nous ne voudrions citer ici personne pour qu’on nous publie demain ou dans l’avenir un tableau des journalistes ayant voyagé au moins une fois avec le PR. Heureusement qu’ils ont reconnu que chez certains confrères, voyager avec le chef de l’Etat est une chose rare et qui tombe à compte goute. Ce qui n’est donc pas le cas chez les plus prisés du fameux CONAPP.

Ces individus qui se font passer pour les plus propres de la corporation, ceux-là qui taxes d’autres confrères comme de peu scrupuleux et aux pratiques douteuses auraient pu avoir le reflexe de publier plutôt la liste des journaux qui voyages tout le temps ou la liste des patrons de presse qui se sont accaparés des voyages présidentiels.

Parlant de moralité, un patron de presse a été impliqué dans une affaire d’escroquerie contre l’ancien chef d’Etat Béninois Yayi Boni suite à l’affaire d’empoisonnement qui l’a opposé au nouveau Président du Bénin, Patrice Talon. Ce patron de presse a bien fait de publier un tableau exhaustif des journalistes ayant voyagé au moins une fois avec le PR avec leur appartenance ethnique. Certains confrères se sont inscrits en faux contre ce qui a été publié. Ce qui montre au goût du jour l’incohérence de cette bande de journalistes qui ont pris en otage la corporation. Ceux qui sont dans les secrets des dieux à la présidence de la République auraient pu être un peu honnêtes en publiant l’année au cours de laquelle les journalistes ont voyagé. Ils sont combien ces journalistes qui montent sur les ondes des radios ou de télévisions pour défendre le pouvoir en place ?

Nous n’avions dit que la vérité pour attirer la colère des diables de la presse privée sur nous. Effectivement, nous reconnaissons avoir craché dans leur soupe, puisqu’ils estiment que les voyages officiels sont devenus une source de revenus pour certains et ils s’en régalent bien. Au point de se montrer fermes et critiquent envers ceux qui oseraient critiquer la mafia en place. Sinon, comment admettre que c’est seulement les mêmes personnes qui voyagent ? Qui fait la liste à la présidence de la République ?

Certains de ces diables tombés en disgrâce avec l’ensemble de la presse estiment que c’est pour leur travail bien fait qu’ils sont désignés à chaque fois pour accompagner le chef de l’Etat dans ses déplacements. C’est un peu les démonstrations gauches, maladroites et perverses qu’ils avancent.

La dernière trouvaille pour plonger et écorner de plus belle l’image du Directeur du Journal le « Perroquet » est cette fausse histoire de frais téléphoniques que le Directeur de Publication de la presse « LE PERROQUET » aurait laissé en Israël sur le dos du contribuable togolais. Une façon malsaine et une volonté délibérée de nuire à quelqu’un qui lutte contre l’injustice et l’arbitraire. Dans le but de détourner l’attention des togolais de la réalité, qui suivent ce feuilleton de très près.

Mais, elle est toute autre. Il faut être dupe pour croire à des inerties de ce genre. Quel journaliste peut téléphoner plus de 5000 dollars au cours d’un voyage officiel ? Ceux qui ont déjà fait partie d’une délégation présidentielle pour un voyage peuvent en témoigner.

Nous l’annoncions dans l’une de nos précédentes parutions que le chef de l’Etat togolais n’est pas souvent au courant de la liste des journalistes qui voyagent avec lui. La preuve, il est souvent rare de prendre le même vol que le chef de l’Etat, qui d’habitude quitte le territoire avant les autres membres de la délégation. Nous savons comment les choses sont gérées à ce niveau quant au choix des journalistes. Faure Gnassingbé doit se réveiller. Des individus s’enrichissent illicitement sur son dos dans cette histoire de voyage présidentiel. Ceux qui donnent beaucoup ou ceux qui font les « bons » gestes sont ceux qui bénéficient de bonnes destinations.

Et des mesures idoines doivent être prises dans l’entourage du PR pour éradiquer le mal. De quel droit certains individus, couverts de manteaux de journaliste peuvent-ils s’arroger de porter des critiques sur d’autres ?

Sont-ils les plus saints de la corporation ? Et pourtant, ceux qui s’agitent dans cette histoire sont trempés dans des affaires d’escroquerie et de scandale financier. Faure Gnassingbé fait-il chemin avec des journalistes trempés dans des dossiers de mauvaise gouvernance et chantage ?

Nous ne sommes juste que des visionnaires mal compris. Nous voulons une fois encore dire à l’opinion et aux confrères qui se croient plus saints que les anges des cieux que notre objectif n’est pas de quémander un voyage avec le chef de l’Etat, mais d’attirer l’attention de ceux qui mènent cette injustice contre la presse que désormais, nous les avons à l’œil .

Les voyages officiels ne peuvent être en aucun cas source d’enrichissement, moins encore une affaire de tribalisme. Le chef de l’Etat a une vision bien propre des choses. Personne ne saurait le détourner de ses objectifs. Et agira au moment opportun.

Nous y reviendrons.

Source : [24/03/2016] Germain Ayivi, Le Perroquet N°326 du 24 mars 2016