
On nous dit que le Togo avance. Que l’économie tient, que les projets se multiplient et que le pays poursuit sa marche vers le développement. Mais sur le terrain, une autre réalité s’impose: les jeunes partent nombreux.
Ils partent au Bénin, au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Niger, au Mali, au Nigéria et ailleurs dans la sous-région. Ceux qui disposent de plus de moyens regardent vers l’Europe, l’Amérique ou d’autres horizons. Ils partent, dans l’espoir de trouver ailleurs ce qu’ils ne parviennent plus à trouver chez eux.
C’est vrai que la mobilité fait partie de la vie des sociétés. Mais lorsque partir devient pour la jeunesse, une stratégie de survie ou la seule perspective d’avenir, il faut se poser des questions.
- Si tout va réellement bien, que cherchent ces jeunes ailleurs?
- Un emploi mieux rémunéré?
- Des formations plus accessibles?
- Des conditions de vie meilleures?
- Un environnement où leurs compétences peuvent davantage être valorisées?
- Plus de liberté ? Plus de bonheur?
Le véritable indicateur d’un pays qui va bien n’est pas seulement le nombre de routes construites, de projets annoncés ou de statistiques économiques publiées. Il doit aussi se mesurer à la capacité du pays à retenir sa jeunesse, offrir des perspectives, rémunérer dignement le travail et donner à chacun une raison de croire en son propre avenir.
La vraie question n’est donc peut-être pas de savoir si le Togo va bien ou mal. La vraie question est : pour qui le pays va-t-il bien?
Source: SikaaJournal.com























