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Face à la récurrence des accidents de circulation sur la nationale N°1 avec des pertes en vies humaines, les autorités togolaises ont tenté de faire diversion au lieu de s’attaquer au nœud du problème : l’état catastrophique des routes. Ce dimanche 08 mars 2026, aux environs de 12 heures, un accident sur la voie dénommée « route des montagnes » dans la préfecture de la Kozah laisse un bilan macabre: 14 personnes décédées et plus de 55 blessés.

Selon les premières informations fournies par le ministre de la Sécurité dans son communiqué, l’accident qui s’est produit sur la voie dénommée « route des montagnes » dans la commune de Kozah 1, a impliqué « un tricycle et un camion d’immatriculation étrangère ».

Il semblerait qu’un éclatement de pneu, suivi d’une défaillance technique, pourrait être à l’origine de l’accident, selon toujours le même communiqué.

Pour un accident entre un tricycle et un camion, le bilan est cependant hallucinant: 14 décès dont 2 personnes mineures et 58 blessés évacués vers les structures sanitaires de la région. Les dégâts matériels seraient importants.

A s’en tenir au communiqué du ministère de la Sécurité, les deux engins impliqués dans l’accident ne sont pas destinés au transport de personnes. Cependant des passagers s’y trouvaient au moment de l’accident.

Quand on lit le communiqué du gouvernement, l’origine de cet énième drame n’est autre qu’une défaillance humaine, notamment le transport de personnes alors que les engins ne sont pas habilités à le faire.

Cette analyse demeure superficielle dans la mesure où il est un secret de polichinelle que dans ces régions, le défaut de moyens de transport adéquat à disposition de la population contraint ces dernières à faire avec les moyens de bord.

D’ailleurs il est courant qu’à Lomé, Capitale du pays, les tricycles transportent régulièrement des personnes au vu et au su des agents de police.

14 morts et plus d’une cinquante de blessés, c’en est trop ! Il urge que les autorités togolaises prennent la mesure de la gravité de la situation sur cette route dont les caractéristiques ne répondent à aucune norme internationale.

Source: Lalternative.info