Mise à jour : Tentative d’assassinat contre M. Avotor ce weekend. Après les intimidations, il vient d’être victime d’un délit de fuite dont les auteurs sont bien connus. La racaille de la gendarmerie de Sagbado et la merde d’agent Hlonmadon.

Lisez plutôt le récit de son boss, le DP de L’Alternative, Ferdinand Ayité via sa page facebook :

Depuis quelque jours Robert Avotor journaliste à L’ Alternative agressé et torturé par des gendarmes lors d’un reportage fait l objet de menaces et d intimidations. Des individus à bord d’une voiture banalisée se sont rendus dans son quartier pour identifier formellement son domicile. Il reçoit régulièrement des coups de fil anonyme qui tentent de le dissuader de porter plainte. Depuis plus d une semaine le Secrétariat du procureur de la république refuse de recevoir les deux plaintes qu il a déposé, L’une contre la brigade de gendarmerie de Sagbado et l autre contre le gendarme Hlonmadon de la brigade de Sanguera qui l’a torturé. Pendant que la justice refuse de le protéger, les criminels eux sont à ses trousses pour le liquider. Ce soir à 19 h 15 alors qu’il était sorti de chez lui pour acheter du pain au bord de la route à Sagbado, une 4 x4 avec à bord des individus l a poursuivi et l’à renversé avec sa moto avant de prendre la fuite. Le voici à peine sorti de l’hôpital avec des sutures sur le crâne. La vie de ce journaliste est en danger juste parce qu il a décidé de porter plainte contre ses bourreaux. Nous ne lâcherons pas cette plainte.

Le journaliste de L’Alternative Kossi Robert Avotor, victime d’un délit de fuite. Les auteurs sont les mêmes gendarmes qu’ils l’avaient agréssé, il y a une semaine | Photo : FB

Devenus tristement célèbre après l’agression dont ils ont été les commanditaires le 7 février dernier sur notre confrère Robert Kossi Avotor, le gendarme Hlonmadon et son chef qui a dirigé l’opération de démolition à Aflao Akato Viépé n’ont reçu aucune sanction de la part de leur chef hiérarchique. Désormais, c’est leur image qui symbolise les agressions contre les journalistes et les entraves à la liberté d’expression dans notre pays.

Ils ne sont pas peut-être les bénéficiaires finaux des actes barbares perpétrés contre les journalistes depuis quelque temps. Mais comme l’habitude des autorités togolaises est de dire qu’elles ne sont pas arrivées à identifier les auteurs, nous avons pris soin de publier leurs noms. Le gendarme Hlonmadon est toujours au poste à la brigade de Zanguéra ainsi que son chef qui a dirigé l’opération.

Plus donc de peine d’avancer comme argument qu’on n’a pas réussi à identifier les agresseurs. Au moment où ils circulent librement, c’est notre confrère qui est menacé. « Le lundi 13 février dernier, à mon retour à la maison, j’ai eu l’information comme quoi, deux individus à bord d’une voiture 4 X4 sont venus demander aux amis de mon quartier de leur montrer mon domicile, qu’ils ont un courrier pour moi. Une fois qu’on le leur a indiqué, ils ont dépassé la maison sans y rentrer. Le soir -là, je n’ai pas dormi à la maison », informe notre reporter Robert Avotor. « D’un autre côté, ce sont mes amis gendarmes qui me conseillent de retirer la plainte déposée à la Justice, comme quoi ma vie est en danger, qu’ils connaissent leurs camarades gendarmes prêts à tout », ajoute-t-il. La Rédaction de L’Alternative a immédiatement saisi les organisations des droits de l’Homme sur des actes d’intimidation d’individus qui reviennent sur le lieu de leur crime.

Ce qui est paradoxal dans cette affaire, c’est le comportement de la Justice qui est toujours aux ordres. Depuis le mercredi 08 février que notre confrère a déposé sa plainte contre le gendarme Hlonmadon et la Gendarmerie de Sagbado, c’est la croix et la bannière pour lui. Le dossier n’est jusqu’à ce jour enrôlé. Des rendez-vous sur rendez pour décourager le journaliste. Un rendez-vous est encor pris pour ce matin. Nous vous tiendrons informés de la suite.

Source : L’Alternative No.591 du 17 février 2017

Mise à jour lundi 20/02/2017 à 07H05 TU