COMMUNIQUÉ – 25ᵉ jour de ma grève de la faim

Aujourd’hui, cela fait 25 jours que je suis en grève de la faim.

25 jours où je mets ma vie en danger, parce que le silence et l’injustice me laissent aucun autre choix.

Je ne lutte pas seulement pour moi. Je lutte pour tous les prisonniers politiques, pour toutes celles et ceux qui subissent la répression, les arrestations arbitraires, l’humiliation et l’injustice. Nos corps sont enfermés, mais nos voix ne seront jamais réduites au silence.

La résolution du Parlement européen a déjà dénoncé ces violations des droits humains. Pourtant, rien ne change. Les geôles restent pleines, la répression s’intensifie, et nos vies semblent sacrifiées dans l’indifférence.

Je le dis avec force :
« La vérité ne se négocie pas ! »
« La dignité n’est pas une faveur, c’est un droit ! »
« Liberté pour moi, liberté pour tous les prisonniers politiques ! »

Mon corps s’affaiblit, mais ma détermination grandit. Chaque jour de cette grève est un acte de résistance face à l’oppression.

Je refuse de disparaître dans le silence.

À vous qui me lisez : ne détournez pas le regard. Rejoignez ce combat. Faites entendre nos voix. Car « l’indifférence tue, mais la solidarité libère ».

Je continuerai tant que la justice ne sera pas rendue, tant que nos chaînes ne seront pas brisées.

Ma vie est en jeu, mais c’est la liberté de tout un peuple qui est en question

Abdoul-Aziz Goma