Depuis l’éclatement de l’affaire de la commande de biscuits avec comme actrice principale dame Olga Mensah, le Procureur de la République fait tout pour brouiller les pistes et absoudre l’escroc. Hier matin, dame Olga a été aperçue chez le juge du 2ème cabinet d’instruction.

L’escroc Olga Mensah et son « protecteur » le procureur de la République Essolissam Poyodi | Infog : 27avril.com

Si certains ont encore des doutes quant à l’usage que dame Olga Mensah a fait de l’argent de sa victime, il est utile de rappeler qu’il y a quelques mois, un homme à qui la victime demandait un service, lui a répondu qu’il était disponible pour travailler tard dans la nuit. Et en guise d’exemple, celui-ci a rappelé comment en juillet dernier, il a été réquisitionné par dame Olga Mensah pour le déchargement d’une cargaison de biscuits qui n’a pris fin qu’au petit matin.En outre, nous avons appris qu’il y a quatre ans, cette dame devait être déférée, n’eut été l’intervention d’une de ses amies qu’elle n’a pas hésité, quelque temps après, à truander jusqu’à hauteur de 50 millions.

Dans ce dossier de commande de biscuits, le Procureur Poyodi Essolissam avait affirmé devant la victime que c’est un Commandant de brigade de la Gendarmerie dont nous ignorons le nom, qui s’est permis de remettre la cargaison de biscuits à dame Olga, parce qu’étant sous bonne garde de la Gendarmerie nationale. Aujourd’hui, il devient clair que la cargaison dont la portion congrue a été remise à la victime appartient à un autre qui a émis à l’ordre de l’établissement Planète et Fils deux virements de 4000 et 9000 euros, ce qui correspond exactement à la commande de 9 millions FCFA reçue en septembre par dame Olga Mensah et qu’elle a eu le temps d’écouler partiellement sur le marché.

Hier, sans que la victime n’ait été entendue par quelque juge d’instruction, voilà qu’on aperçoit Olga Mensah dans les bureaux du juge d’instruction Adjoli, sur ordre du Procureur. La question qui taraude tout esprit éveillé est de comprendre les raisons qui poussent le Procureur à s’investir autant dans ce dossier. Le juge est-il suffisamment imprégné des faits d’armesde celle qu’on lui a envoyée, ou a-t-il pour mission de faire en sorte qu’elle soit tirée d’affaire ? Les jours à venir nous édifieront.

Source : Abbé Faria, Liberté N°2339 du 13 décembre 2016