Le président de la séance connaîtra-t-il aujourd’hui les faits reprochés à Simpao Ameyo, cette dame privée de liberté par la 7ème substitut pour une affaire civile ? On veut croire que cette fois, elle a pris soin de prévenir Kougnigan Kokou, le plaignant qui s’est arrangé avec l’officier de police judiciaire Winegue Kossi au commissariat central pour qualifier le différend qui l’oppose à cette dame d’« abus de confiance ».

Aujourd’hui devra se tenir l’audience dans l’affaire dans laquelle dame Simpao Ameyo est abusivement détenue depuis le 4 août pour « abus de confiance ». Un terme pompeux au vu du différend qui l’oppose au sieur Kougnigan Kokou.
Le 13 octobre dernier, le plaignant n’a pas répondu à l’audience. Avait-il été averti par la juge en charge du dossier ? Il nous est revenu que la 7ème substitut n’avait pas laissé le temps à la prévenue d’expliquer les raisons de sa détention au président de séance. On veut croire que ce sera chose faite aujourd’hui.
On s’en souvient, celle qui a accusé la corporation des médias de « passer prendre de l’argent auprès des gens » n’avait jamais entendu la prévenue. Alors qu’il s’agit d’une affaire civile. Pour avoir signifié à son locataire qu’il devrait libérer de corps et de biens le local qu’il occupait au bout de trois mois de préavis, celui-ci a mis à contribution l’officier de police judiciaire Winegue Kossi qui a produit un procès-verbal abusif et tronqué dont nous avons obtenu copie et que nous laissons à l’appréciation des lecteurs. Mais rappelons que jusqu’à hier à 13h 43min, le plaignant que nous avons eu au téléphone nous a confirmé que la 7ème substitut ne l’a pas encore contacté pour lui signifier une quelconque audience qui se tiendrait aujourd’hui. Et pourtant, celle-ci avait promis à l’audience au président que ce sera chose faite avant la prochaine rencontre. On veut croire que ce sera chose faite avant l’heure de la rencontre. Il a aussi confirmé que personne ne l’a prévenu de l’audience qui s’est tenue la semaine dernière et à laquelle il n’a pas assisté. C’est dire si ce substitut s’acquitte religieusement de son travail ou non. Aux lecteurs d’apprécier.
Et si « par hasard », le plaignant ne se présentait pas aujourd’hui non plus ? La substitut du procureur ferait-elle comme la semaine passée et renverrait-elle la pauvre dame en prison ? A cette allure, on peut se demander si les défenseurs des droits de l’Homme, avec à leur tête la Commission nationale des droits de l’Homme, sont au courant des actes des « justiciers » du Togo.
Aux dernières nouvelles, dame Simpao Ameyo a été prévenue hier que l’audience devrait avoir lieu à 14h, mais pour la seconde fois, le plaignant ne s’est pas présenté au tribunal. Une fois encore, la séance est reportée sur aujourd’hui à 8 heures. Le Conseil supérieur de la magistrature ne peut-il pas se pencher sur cette affaire dans laquelle la 7ème substitut semble tourner en bourrique la prévenue ? Déjà 75 jours passés derrière les barreaux pour voir le plaignant ne pas être averti de l’audience, c’est assez grave pour que le ministre de la Justice sorte de sa torpeur pour interpeller ce juge qui n’a jamais entendu la prévenue. Pour une justice désinvolte, c’en est vraiment une. Pauvre dame Simpao !
Source : Abbé Faria, Liberté N°2303 du Vendredi 21 Octobre 2016























