Le comédien Togolais Gros Akpaou alias "Tayo" | Photo: DR
Le comédien Togolais Gros Akpaou alias « Tayo » | Photo: DR

Déclarer que le Togo n’est pas bien gouverné ou que la misère est devenue le quotidien des Togolais est un crime de lèse-majesté. Le régime de Faure Gnassingbé qui fabriquent des chiffres pour se donner bonne conscience, se rendant compte qu’il n’a rien foutu pendant près d’une génération à la tête du pays, reste réfractaire aux critiques. Conséquence, les prisonniers personnels du président du conseil des ministres se ramassent à la pelle. L’un de ces prisonniers, le comédien Tayo croupit actuellement à la prison civile de Kara.

Le jeune comédien togolais, de son vrai nom Akpaou Gros, se retrouve priver de liberté parce qu’il a eu le courage de relever l’injustice que vivent ses compatriotes. Dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025, une dizaine d’hommes en uniforme étaient allés le kidnapper chez lui.

Quelques jours avant son kidnapping, le comédien Tayo a fait une vidéo dans laquelle il parlait du conflit entre deux ethnies de son milieu natal, Kéran (localité située au nord du pays), entre les Lamba et les Tamberma. Il fustigeait l’incompétence des autorités togolaises à mettre fin à ce conflit et dénonçait par ailleurs d’autres personnalités du régime qui en tiraient profit.

Comme tout activiste, le comédien Tayo a toujours dénoncé la gouvernance du Togo centré sur la minorité qui pille le pays au détriment de la majorité qui végète dans la misère. Surtout sa localité, le nord du pays, où tout manque.

« En bref, il critique le régime de Faure Gnassingbé. Mais ils pensent que c’est quelqu’un qui le pousse à le faire. Donc il lui demande de dire celui qui le pousse à faire des vidéos pour dénoncer le régime. Alors qu’il le fait de sa propre volonté », nous a confié un de ses proches.

Il est accusé de trouble à l’ordre public et d’association de malfaiteurs. Conduit à la cellule anti-gang, il a finalement été jeté à la prison civile de Kara.

Source: lalternative.info