Après avoir pris une bonne bière, on a toujours envie d’aller au petit coin. Et si votre urine vous permet de vous désaltérer ? on en voit qui font déjà des « beurrk » à n’en point finir. Et pourtant, il y en a qui buvait déjà leur urine. Se désaltérer avec l’urine, c’est le pari d’une équipe de chercheurs de l’Université de Gand en Belgique.

Nos amis les Belges, bien sûr pas ceux de Bè ont fait avancer d’un bond la science en réinventant la bière de façon insolite. Tenez-vous bien, ces scientifiques flamands ont collecté plusieurs milliers de litres d’urine lors d’un festival en juillet dernier. Grâce à un dispositif solaire, ils ont distillé leur collecte pour récupérer de l’eau pure.
A partir de l’eau extraite dans l’urine des festivaliers et avec le concours d’une petite brasserie locale, les chercheurs ont pu procéder au brassage d’une bière blonde composée de 90% d’eau. Selon le professeur Arne Verliefde, responsable du projet, cette drôle de bière est avant tout une expérience sociale. Pour la recette, il précise qu’ils sont parvenus à faire trois bières avec un litre d’urine.
A partir de l’eau pure contenue dans l’urine, les chercheurs ont pu brasser 1000 litres de bière. Ce breuvage qui n’a de point commun avec son ingrédient secret que la couleur, est vendue pour cinq euros chez le brasseur en édition limitée sous l’appellation « des égouts au brasseur ». Ce n’est pas très tentant comme nom pour une bière, mais c’est une question de goût.
Quoique peu ragoûtant, ce concept pourrait aussi et surtout s’avérer profitable dans les pays sous-développés ou en voie de développement. L’urine traitée a permis aux chercheurs d’isoler des composants tels que l’azote, le phosphore, utilisés comme engrais dans l’agriculture. Sans compter l’intérêt de produire de l’eau potable « maison ». Et si les chercheurs « Gnassingbélandais » avec l’aide du gouvernement s’approchaient de leurs homologues Belges pour s’approprier le procédé. Ce sera bientôt la fête de la bière et des milliers de litres d’urine vont encore être gaspillés faute de transformation. Le groupe de chercheurs pensent expérimenter ce procédé prochainement en Afrique du Sud. Pourquoi pas au Togo alors que l’émergence est déjà dans nos murs?
Source : Liberté























