27 Avril 2023: Les US Marines « protègent » la flamme de l’indépendance du Togo | Photo: DR / US Embassy in Togo

C’est ça que vous voulons saluer ou défendre ? Votre droit. Mais souffrons que certains n’applaudissent pas le trône et ses alliés.

Si ces marins ne savent pas le rôle que leur cher pays a joué dans l’assassinat d’un Président bien élu nous avons le devoir de le leur dire et prochainement quand ils seront sous le monument de la lutte pour l’indépendance qu’a incarné Sylvanus Olympio ce serait dans une posture de repentance à tout le moins.

Le contraire est il pensable?

Que le pays dieu soit complice par exemple de l’assassinat de kennedy et que les marins de woabé aillent jouer aux amis le 4 juillet sous le monument de l’indépendance des usa? Le peuple américain le comprendrait?

L’ambassadeur Poulada a livré Sylvanus Olympio aux français. C’est un fait historique et non une invention.

Le 13 janvier 1963, alors qu’il cherchait refuge à l’ambassade des États-Unis à Lomé, le père de l’Indépendance du Togo Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio serait livré par les Américains à ses assassins commandités par le régime impérialiste français. M. Olympio meurt donc 3 ans seulement après avoir redonné la dignité à ces concitoyens togolais. Aujourd’hui, bêtement, les faussaires héritiers des assassins de l’espoir du Peuple Togolais ternissent encore plus l’image de l’homme en laissant des « US Marines » s’afficher arrogamment devant la flamme de l’indépendance pour « la protéger ». Ce rôle de protection dans un Togo réellement indépendant n’est-il pas plutôt celui de l’armée prétorienne togolaise? Ah, nous oublions que cette armée milicienne des Gnassingbé ne vaut pas grande chose lorsqu’il s’agit de défendre le peuple et le pays. Elle n’est même pas capable de faire face à quelques pouilleux bandits armés soi-disant « djihadistes » qui terrorisent nos frères et sœurs  dans le nord de pays. Tchrrr… – 27avril.com   | Archives: DR

Nous ne sommes pas dans le même pays, ne l’oublions pas. Dans le compartiment du pays qui est nôtre, où la vie n’est ni bleue ni rose, dans ce compartiment sans rêve et avenir, où nous n’avons rien à perdre, où nous sommes blasés, les institutions fussent elles américaines n’impressionnent guère.

Si un peuple occidental veut vivre la tragédie sous une famille et copains, qu’il le dise on va échanger les places voir. Facile de prendre tout à la légère, la vie étant devenue très banale aux yeux de certains petits dieux qui la supprime et la brise comme bon leur semble.

Que la Providence éclaire et veille sur la masse punching ball.

Fabbi / FB