La contre-expertise réalisée en Espagne sur les corps exhumés dans la tombe où Thomas Sankara et ses douze compagnons sont supposés avoir été enterrés sont négatifs. En clair, il n’y a aucun profil génétique, aucun lien de parenté avec le Président Burkinabè assassiné.

L’ex-chef de l’État burkinabè, feu Thomas Sankara | Archives

La famille, le peuple et tous les panafricains se sentent abusés que l’icône de la lutte anticoloniale, soit assassinée brutalement, et que son cadavre disparaisse dans le frigo du zombie Compaoré, lequel est soigneusement protégé par Ouattara et la France.

Mystère jusqu’aux entrailles des services secrets français où le dossier de l’assassinat de Sankara reste classé 《secret défense 》 dans les archives nationales . François Mitterrand, l’un des architectes de ce crimes , bénéficie de l’ immunité sur cette affaire dans son cimetière. Depuis son voyage au Burkina Faso en novembre 1986, il avait juré se débarrasser de l’encombrant Sankara qui n’hésita pas à tirer à boulets rouges contre la France, trois mois avant sa mort.

En Côte d’ Ivoire, Mitterrand avait un allié, Houphouët Boigny, ennemi du révolutionnaire Sankara. Et c’est le Président Houphouët Boigny qui mit la Franco-Ivoirienne Chantal Terrasson De Fougères dans le lit de Blaise Compaoré. Ayant mordu avec gourmandise aux gros nichons et au fruit défendu de l’appât sexuel de Boigny-Mitterrand, Compaore ́ avait vendu l’âme au diable et avait fini par liquider son ami Sankara.

Jeudi 15 octobre, Sankara arrive dans le siège du Conseil National de la Révolution à 16 h30. À peine la réunion commencée, des bruits de kalachnikovs pleuvent à l’extérieur. Ses 5 gardes du corps sont assassinés. Le commando intime l’ordre de sortir. Sankara se lève et dit à ses 7 camarades: 《 Restez! C’est moi qu’ils veulent 》. Bras en l’air, à peine franchit-il la porte, qu’il est mitraillé.

Il n’y aura qu’un survivant, Alouna Traoré. Et selon son témoignage, il y avait parmi les assassins, Hyacinthe Kafando, le chargé de la sécurité de Compaoré. Le caporal Hamidou Maiga, garde du corps de Compaoré. Le lieutenant Gilbert Diendéré, adjoint de Compaoré, arrivé peu avant Compaoré lui-même, qui était à la fois ministre de la Justice et commandant de l’unité des paracommandos qui ont tué Sankara. Et c’est Compaoré qui a ordonné qu’on le suive avec les cadavres de Sankara et ses compagnons. Où?

Les buveurs de sang de cet équipage de zombies sont portés disparus. Quand Compaoré est renversé par la révolution Burkinabè, c’est l’armée française qui l’ exfiltre en Côte d’ Ivoire. Et c’est Ouattara, le fils adoptif d’Houphouët Boigny, installé par l’armée française au pouvoir en Côte d’ Ivoire, qui octroie la nationalité, donc l’ immunité à Compaoré.

La justice Burkinabè continue à chercher qui a tué et où se trouve le cadavre de Sankara, alors que celui qui connaît toutes les réponses vit en toute liberté. Comme le disait André Chenier en 1932: « le vrai tombeau des morts, c’est dans le coeur des vivants ».

J. Remy Ngono