Il a signé son contrat avec la fédération algérienne de football le 26 juin dernier à Paris. Milovan Rajevac a mis les pieds en Algérie pour la première fois, le 12 juillet où il a rencontré le président Mohamed Raouraoua avant de s’exprimer devant la presse nationale, qui avait hâte de rencontrer le successeur de Christian Gourcuff.

D’emblée, le technicien serbe a évoqué le contrat signé avec la FAF : « J’ai signé un contrat avec la fédération algérienne de football jusqu’à la phase finale de la CAN 2019. J’espère réussir ma mission à la tête de la sélection ».
Milovan Rajevac sait qu’on l’attend sur la Coupe du monde et sur une victoire finale à la CAN 2017 au Gabon : « La Coupe du monde est la compétition la plus prestigieuse. On doit se qualifier pour ce tournoi d’autant plus que l’Algérie est la meilleure équipe du continent. Il faut donc rester sur cette lancée. C’est vrai, le sort nous a versés dans le groupe de la mort. Avec le Cameroun, le Nigeria et la Zambie.
Il va falloir sortir le grand jeu pour se qualifier. Il y a aussi la CAN 2017, la référence suprême en Afrique. Un succès à Libreville nous assurerait une place en Coupe des Confédérations. Les challenges sont multiples mais l’Algérie a les moyens de ses ambitions, à condition de poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années. Il faudra une véritable union entre staff technique, joueurs, fédération, supporters et même les journalistes pour atteindre l’objectif ».
Curieuse de connaître sa philosophie de jeu, la presse algérienne a entendu le credo de Rajevac : « Il ne faut pas être trop exigeant. L’essentiel est de s’imposer, c’est tout. C’est ce qui compte dans le football. Le résultat est donc primordial afin de réussir. J’accorde une importance particulière aux résultats. Je préfère m’imposer par un but à zéro que de gagner une seule fois par cinq buts à zéro. Je pense c’est logique et chaque entraîneur pense de la sorte ». Et le Serbe de répondre plus précisément à une question relative à la lenteur du secteur défensif qui a encaissé six buts lors des quatre derniers matchs des Fennecs : « Dans le football, il n’y a pas uniquement les défenseurs qui sont responsables sur les buts encaissés et en cas de défaite cause d’une défaite. Le premier mur défensif c’est la ligne d’attaque qui doit défendre haut et faire le pressing pour empêcher l’adversaire de faire sortir la balle. Ensuite il y a le milieu de terrain et enfin on trouve la défense dernier rideau défensif. Avec le Ghana, j’avais réussi à instaurer une stratégie de jeu qui nous a permis de réaliser de très bons résultats. On avait marqué sept buts lors des éliminatoires sans encaisser le moindre but. Tout le monde doit se donner à fond sur le terrain. Cette stratégie a été gagnante pour nous puisque nous avons réussi à atteindre la finale de la CAN 2010 ainsi qu’un quart de finale de la Coupe du monde la même année ».
Concernant sa gestion du groupe composé de stars comme Brahimi, Feghouli, Ghoulam, Mahrez et tous les autres, Milovan Rajevac répond sans hésitation : « Je n’ai aucune appréhension. Qui ne voudrait pas jouer avec de telles pépites. L’atmosphère et l’ambiance d’une équipe sont un aspect très important de la gestion d’un groupe. Comme dans chaque grande équipe, il y a une grande concurrence. Je sais à quoi m’attendre j’ai eu à gérer de très grands joueurs du Ghana, je n’ai pas peur, au contraire je suis motivé. Avec moi, la star c’est l’équipe ».
Source : [17/07/2016] CAF























