
Mali, éliminé. Sauf miracle
Sauf miracle bien improbable, le Mali ne sera pas en Russie en juin 2018. Tenu en échec chez lui par le Maroc (0-0, quatre jours après avoir pris une véritable déculottée en terra marocaine (0-6), les Aigles sont une fois encore passé à côté de leurs espérances. Si mathématiquement il pourrait se qualifier, sa différence de buts est trop catastrophique (-8) pour entretenir encore un semblant d’espoir.
Dans un stade du 26-Mars à moitié vide, la première période n’a produit que deux occasions nettes, une tête de Tongo Ahmed Doumbia qui passe légèrement au-dessus de la cage de Monir Elkajoui (17’) et un face à face Khalid Boutaib-Djigui Diarra qui tourne à l’avantage du gardien malien (33’).
Il a fallu attendre la 70è mn pour une première vraie alerte. Lancé dans le dos de la défense malienne, Nourredine Amrabat est fauché par Mahamadou N’Diaye et l’arbitre indique le point de pénalty. Le tir d’Hakim Ziyech est repoussé par Diarra, le seul joueur de la troupe d’Alain Giresse à évoluer au pays.
Mardi, les Marocains ont dû se rendre à l’évidence que dans le nid des Aigles, se trouvait un gardien pour ne pas prendre de buts. Préféré à Oumar Sissoko et Ali Yirango, le portier du Stade Malien pour sa deuxième titularisation dans la cage des Aigles (il a effectué son baptème du feu lors de la 2e journée contre le Gabon), n’a pas fait dans la dentelle, déterminant sur au moins trois actions, notamment le pénalty.
Quatre matches, deux nuls, deux défaites, un but marqué, neuf encaissés, tel est le bilan des Aigles à l’issue de la quatrième journée. Le Mali ne totalise que deux points soit cinq de moins que la Côte d’Ivoire qui affiche sept unités à son compteur.
C’est peu pour ne pas dire décevant pour les Maliens dont le public attendait un sursaut d’orgueil surtout après le revers subi à Rabat face au même adversaire.
En tout cas, les chances du Mali sont désormais très minces, quasiment nulles.
« Le 6 octobre contre la Côte d’Ivoire, nous allons faire honneur à notre public », a promis le gardien des Aigles et homme du match Djigui Diarra.
Démission du sélectionneur des Aigles du Mali, Alain Giresse
Le sélectionneur du Mali, Alain Giresse, a rendu sa démission mercredi, vingt-quatre heures après le match nul contre le Maroc et six jours après le revers de Rabat qui ont consacré l’élimination quasi-certaine du Mali de la course à la qualification pour le Mondial. L’ancien sélectionneur du Gabon, du Sénégal et désormais du Mali l’a annoncé
« C’était devenu compliqué pour moi. Il ya des moments où il faut savoir arrêter. C’est une démission mais pas à l’amiable. Deux aspects s’imposent dont une partie sportive. Dans la génération de joueurs de 2012 beaucoup ont arrêté. Actuellement les jeunes qui arrivent doivent encore mûrir. Cette fois, les conditions n’étaient pas réunies. Le classement Fifa montre qu’on avait des difficultés. Je démissionne et il y aura des répercutions à différents niveaux du staff », a martelé Alain Giresse au micro de cafonline.com
Ayant succédé à Henri Kasperczak, l’’ancien milieu de terrain de l’équipe de France, Alain Giresse avait été reconduit à la tête de l’encadrement technique des Aigles le 19 mars 2015. Il paye ainsi cash la très lourde défaite encaissée au Maroc (0-6) le 1er septembre lors de la 3e journée éliminatoire de la Coupe du monde, Russie 2018.
Burkina, les Etalons conservent leur fauteuil de leaders
Dans le groupe D des éliminatoires de la Coupe du monde, Russie 2018, toutes les équipes gardent intactes leurs chances d’obtenir le ticket qualificatif pour le prochain Mondial. En effet, si les Etalons ont été tenus en échec par les Lions de la Teranga (2-2), les Requins bleus sont allés vaincre les Bafana Bafana en Afrique du Sud (2-1 Le suspense était au rendez-vous au stade du 4-aout de Ouagadougou dans la soirée du 5 septembre lors de l’opposition retour entre les Etalons et les Lions de la Teranga soixante-douze heures après le 0 but partout du stade Léopold Sédar Senghor à Dakar.
Et si pour bon nombre d’observateurs, les Etalons partaient avec un léger avantage suite à leur prestation de l’aller, il a fallu attendre les vérités du rectangle vert. En l’absence de leur capitaine et milieu de terrain, véritable porteur d’eau, Charles Kaboré, l’équipe a entamé la partie tambours battants avec l’objectif de vite étouffer l’adversaire dans ses derniers retranchements. Ils seront d’ailleurs très vite récompensés à la 8e mn lorsque sur une offensive sur le flanc droit, Bertrand Traoré prend ses responsabilités en traversant la défense sénégalaise de la droite vers l’axe central avant d’adresser une frappe qui laisse pantois le portier Khadim N’diaye qui n’a d’yeux que pour constater la trajectoire du ballon, direction le fond des filets (1-0, 8’).
Les Etalons ne pouvaient pas mieux entamer une rencontre aussi décisive. Ce qui devait mettre les Burkinabè dans une bonne dynamique mais, les Sénégalais se ressaisissaient vite en se réorganisant avec une défense à trois pour densifier le milieu de terrain où ils avaient rapidement senti qu’il y avait des possibilités pour eux.
Dès lors, les protégés du coach Aliou Cissé étaient un peu plus à l’aise poussant la défense adverse à des fautes ou des bévues comme sur cette action à la fin du premier tiers de la partie quand le défenseur droit Patrick Malo jouait avec le feu sur la ligne de corner face à l’attaquant sénégalais, Sadio Mané. La ruse de ce dernier lui permettait de subtiliser le ballon et de le prolonger dans l’axe central où son compère Ismaïla Sarr n’eut aucune peine à tromper le gardien des Etalons (1-1, 26’). La partie s’anima dès cet instant avec une bonne percussion des Sénégalais qui prenaient l’ascendance dans le jeu jusqu’à une bonne partie de la deuxième période où ils se montreront plus mordants.
Et c’est sur la dynamique de leur domination que Sadio Mané trouva la faille inscrivant le deuxième but dans une défense burkinabè en difficulté (1-2, 75’) . Une avance que les Lions tentaient de gérer habilement face à des Etalons qui commençaient à vendanger les différents ballons depuis leur base défensive. Alors que les Sénégalais avaient le gain du match à travers leur redéploiement tactique, ils vont commettre l’irréparable par une faute sur le côté droit.
Et c’est à ce moment que le pied gauche de Sibiri Alain Traoré devint décisif puisque sa frappe enrôlée du pied droit se logeait dans la lucarne droite du portier Clément Diop, entré à la place de Khadim N’Diaye sorti à la 68e mn suite à une blessure à la tête, permettant de pouvoir respirer avec ce nul (2-2, 89’).
Avec ce résultat, le Burkina Faso conserve la tête du groupe D avec 6 points suivi du Cap Vert qui est allé confirmer sa victoire de l’aller (2 à 0) en allant battre l’Afrique du Sud sur ses installations par 2 buts à 1 et qui totalise également 6 points. Le Sénégal suit avec 5 points et l’Afrique du Sud ferme la marche avec 4 points -1. Autant dire que les deux dernières journées du groupe s’annoncent passionnantes.
Afrique du Sud vs Sénégal, le match de qualification rejoué en novembre
Le Bureau des Qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA a décidé de faire rejouer la rencontre de qualification entre l’Afrique du Sud et le Sénégal, qui s’est déroulée le 12 novembre 2016.
Cette décision fait suite à la confirmation du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) d’appliquer l’interdiction à vie de l’arbitre Jospeh Lamptey, pour manipulation de match. La décision a été imposée par les Commissions de Discipline et d’Appel de la FIFA. Le match sera rejoué dans le courant de novembre 2017 pendant la période des matches internationaux. La date exacte sera confirmée en temps voulu.
Comme indiqué dans les règlements de la Coupe du Monde de la FIFA, cette décision entrera en vigueur immédiatement, mais sera l’objet d’une confirmation par la Commission d’Organisation des Compétitions de la FIFA, lors de sa prochaine réunion prévue le 14 septembre
L’Algérie, la débâcle !
La chute libre des Fennecs se poursuit. Battus avec l’art et la manière il y a trois jours à Lusaka par une séduisante équipe zambienne (3-1), les Algériens ont récidivé en s’inclinant encore une fois face aux Chipolopolos. Une élimination incompréhensible d’une équipe qui avait longtemps dominé la scène africaine avant de rétrograder depuis quelques mois. Pas à ce point, pensait-on, un point en quatre matches, un nul et trois défaites.
C’est dans un stade Hamlaoui de Constantine plein à craquer avec des souvenirs de la première qualification des Fennecs pour la Coupe du monde 1982 que les Algériens se sont inclinés sur le score d’un but à zéro.
Durant une première période assez terne, les Algériens ont pourtant monopolisé le ballon et souvent joué devant les buts zambiens sans parvenir à se montrer réellement dangereux. Les Chipolopolos, rigoureux en défense, résistaient aux assauts et lançaient quelques contre-attaques également stériles.
A la 16e minute, les Algériens gâchaient leur seule véritable occasion d’ouvrir le score : un pénalty accordé à Youssef Atal, qui débordait sur la gauche et tombait dans la surface après un contact avec Fackson Kapumbu. Mais le tir de Riyad Mahrez, en deux temps, sur la gauche du but, était repoussé par le gardien zambien Kennedy Mweene, parti du bon côté.
Dès l’entame de la seconde période, après un corner mal dégagé par la défense des Fennecs, Augustine Mulenga se retrouvait seul devant les buts d’Abdelkader Salhi, qui avait remplacé le capitaine Raïs Mbohli sorti sur blessure à la 21e minute, mais sa frappe à bout portant passait au-dessus.
Les Algériens se faisaient alors plus tranchants et multipliaient les occasions. En six minutes, Mweene sauvait trois fois son équipe. D’abord, en sortant juste devant les pieds de Faouzi Ghoulam seul dans la surface après une passe en profondeur de Yacine Brahimi, puis en bloquant un tir croisé de Brahimi servi par Ghoulam et en détournant une frappe de loin d’Adam Ounas. Deux minutes plus tard, le défenseur zambien Simon Silmwimba sauvait sur sa ligne un ballon détourné après un corner algérien.
Ce sont pourtant les Zambiens qui allaient faire la décision dans la foulée. Sur une relance en profondeur, Mulenga effaçait plusieurs Algériens, transmettait la balle à Patson Daka qui, seul devant le gardien des Fennecs, la poussait au fond des filets. Trois minutes plus tard, Salhi empêchait par deux fois la Zambie de faire le break. Les Algériens tentaient de revenir et s’offraient plusieurs occasions. A la 73e, sur un coup franc tiré par Goulam, une tête d’Islam Slimani, tout juste entré à la place de Brahimi frôlait le poteau zambien (73’). Au cours des six minutes de temps additionnel, les Algériens continueront de pousser. Un coup franc rasant était à nouveau dévié par Mwenee, blessé depuis 10 mn et boîtant, mais pas sorti.
Cette défaite, à domicile, est la première de l’équipe d’Algérie en dix ans. La dernière remontait au 16 Juin 2007, face à la Guinée (0-2) au stade du 5 Juillet d’Alger pour le compte des éliminatoires de la CAN 2008.
Les Algériens out, les Zambiens joueront leur va-tout début octobre au Nigeria qui les devance de trois points. Les Chipolopolos sont-ils capables d’un nouveau coup d’éclat ? Dans un groupe B avec trois anciens mondialistes, la Zambie faisait un peu figure de parent pauvre. Les Super Eagles devront se méfier. Mais ils sont prévenus.
Source : CAF























