La France élimine l’Uruguay (2-0) et file en demi-finales
Portés par des buts de Griezmann et Varane, les Bleus ont remporté leur quart de finale. Ils affronteront le Brésil ou la Belgique, mardi à Saint-Pétersbourg.

Ils ont maté la Celeste. Au terme d’une rencontre maîtrisée face à des coéquipiers de Diego Godin manquant d’inspiration, l’équipe de France de football s’impose (2-0) contre l’Uruguay et se hisse en demi-finales de la Coupe du monde. La sixième de son histoire. Des buts de Varane, en première période et Griezmann, à l’heure de jeu, ont permis aux joueurs de Didier Deschamps de remplir l’objectif qu’ils s’étaient fixé avant l’entame du Mondial. Ils affronteront, mardi à Saint-Pétersbourg (20 heures), le vainqueur de Brésil – Belgique.
Ils anticipaient une rencontre « chiante », selon les mots d’Antoine Griezmann, face à une équipe d’Uruguay à la défense impénétrable (un seul but encaissé en 2018), et à l’attitude intraitable. Et les coéquipiers d’un Hugo Lloris des grands jours – qui a gardé sa cage inviolée – ont été servis. Jamais le quart de finale des Bleus n’a atteint le niveau de jeu proposé lors de France-Argentine, en huitièmes, du fait de défenses resserrées, mais les Français sont sortis vainqueurs de la rencontre sans avoir été vraiment inquiétés par les coéquipiers de Suarez, orphelin de son compère d’attaque, Cavani.
Après une entame pleine de grinta des hommes d’Oscar Tavarez, qui tentaient – quitte à employer le vice parfois – de mettre les Bleus à leur botte, la première période s’équilibrait. Et Lloris s’interposait vaillamment sur une tête de Godin, se projetait à l’horizontale pour boxer la balle alors que Struani traînait dans la surface. Si l’arbitre argentin, Nestor Pitana, tentait de faire respecter l’ordre, il n’était pas prompt à sortir ses cartons face à la multiplication des fautes uruguayennes.
Varane montre la voie aux Bleus
Mais après avoir averti Bentancur, coupable d’un mauvais geste sur Mbappé à 40 mètres de ses cages, la France se procurait sa première grosse occasion. Et en profitait grâce à Varane, premier à jaillir sur le coup franc de Griezmann. La tête décroisée du défenseur du Real Madrid trompait Muslera et mettait les Bleus sur de bons rails (1-0, 40e).
Peu avant la pause, alors que l’Uruguay tentait de revenir immédiatement à la marque après l’ouverture du score, Lloris réalisait son plus bel arrêt du Mondial en détournant in extremis une tête de Caceres.
« On savait que ça allait être un match moins technique, plus dans l’agressivité et le combat. Et aujourd’hui, on a démontré qu’on était là ici aussi », a souligné Paul Pogba au micro de BeIN Sports après la rencontre. En seconde période, les Français ont tenté de prendre le dessus sur une équipe uruguayenne manquant d’inspiration, en l’absence de Cavani, buteur mais également premier défenseur de la Celeste.
Griezmann « l’Uruguayen » enfonce la Celeste
Et c’est Griezmann, vilipendé pour ses absences dans le jeu des Bleus depuis le début de la compétition, qui a trouvé la faille. Le plus uruguayen des Français décochait « une frappe d’Olive et Tom », selon Paul Pogba, de l’extérieur de la surface de réparation. Un tir bloqué par Muslera, mais le gardien uruguayen manquait son arrêt et se faisait lober par la balle (2-0, 60e).
Face à ses partenaires de clubs, Godin (également parrain de sa fille) et Jimenez, le meilleur buteur des Bleus du Mondial (3 buts) ne célébrait pas son but.
En toute maîtrise en fin de rencontre, les Français terminaient la rencontre sans se stresser. Didier Deschamps, qui s’était vu fixer l’objectif des demi-finales par la Fédération française de football avant le début de la compétition, remplit sa mission. Au complet – aucun joueur ne sera suspendu – les Bleus aborderont, mardi à Saint-Pétersbourg, leur demi-finale pleins de certitudes. Et aspireront à prolonger leur aventure russe, vingt ans après le titre de leurs glorieux prédécesseurs.
La Belgique se débarrasse du Brésil 2-1 et rencontrera la France en demi-finale
Ces Diables-là avaient besoin d’un exploit pour s’affirmer: ils viennent tout simplement de réaliser le plus grand exploit de l’histoire du football belge en sortant la « meilleure équipe du monde » (2-1).

C’est au terme d’une somptueuse première période que les Belges avaient fait la différence grâce à un autobut de Fernandinho et à une splendide frappe de De Bruyne. En seconde période, les troupes de Roberto Martinez ont fait le gros dot, malgré un but de Tenato Augusto. Un dernier arrêt de Courtois et le pays est en liesse: victoire contre le Brésil (2-1) et retour en demi-finales de la Coupe du monde… 32 ans après.
La première mi-temps des Diables restera probablement dans les annales du football belge. « J’ai un plan », avait promis Roberto Martinez avant la rencontre. Il n’avait pas menti. Un Romelu Lukaku un peu plus bas dans le jeu, une défense bien en place, la possession du ballon laissée volontairement au Brésil. Et des contre-attaques fulgurantes. Les Brésiliens ont été les premiers dangereux dans cette rencontre, avec deux corners qui auraient largement pu permettre à la Seleçao de prendre les devants, mais ce sont bien les Diables qui ont défloré le marquoir.
Une tête de Kompany déviée par Fernandinho dans son propre but faisait chavirer la Belgique de bonheur au quart d’heure, et à la demi-heure c’est Kevin De Bruyne qui profitait d’un excellent travail de Romelu Lukaku pour expédier une frappe puissante dans les filets d’Alisson Becker. Courtois devait encore se détendre sur une belle frappe enroulée de Neymar avant la pause, mais ça n’empêchait pas les Belges de rentrer aux vestiaires avec deux buts d’avance.
Piqués au vif, les Brésiliens sont remontés sur la pelouse avec les intentions. Les Belges ont plié et le but inscrit par Renato Augusto a jeté un froid sur le pays tout entier. Le dernier quart d’heure aura été irrespirable, mais Thibaut Courtois a fait le nécessaire en délogeant une frappe enroulée de Neymar de la lucarne dans les arrêts de jeu. L’arrêt du tournoi, sans doute. Les Diables sont en demi-finales du Mondial. Un exploit qui fera date dans l’histoire du football belge.
Source : Le Monde + 7sur7 + EuroNews























