La Suède l’emporte sur la Corée du Sud

Victorieuse 1-0 d’une équipe de Corée du Sud totalement inoffensive lundi à Nijni Novgorod, la Suède a rejoint le Mexique en tête du groupe F de la Coupe du Monde et se prépare ainsi à compliquer la vie de l’Allemagne, son prochain adversaire.

Andreas Granqvist (à gauche) a marqué l’unique but du match pour la Suède sur un penalty à la 65e minute | Photo : AP

Le seul but du match a été inscrit sur penalty, le septième sifflé et le cinquième transformé, déjà, de cette Coupe du monde.

La faute de Kim Min-woo était très nette mais il a fallu faire appel à la reprise vidéo pour que l’arbitre salvadorien M. Aguilar la repère. Granqvist a transformé sans trembler (1-0, 65e) et les Suédois ont ensuite encore un peu plus fermé boutique pour protéger leurs trois points.

Les champions du monde allemands, battus d’entrée dimanche par le Mexique, sont donc prévenus: ils n’auront pas vraiment d’autre option que la victoire vendredi à Sotchi et elle ne sera pas offerte d’avance.

Car on a retrouvé lundi les Suédois comme on les avait laissés en novembre au moment de leur qualification en barrages face à l’Italie: sans génie, certes, mais extrêmement compacts et solides.

Dans un match plus riche en fautes et en cartons jaunes qu’en actions d’éclat, les Scandinaves ont d’ailleurs assez tranquillement maîtrisé la Corée, qui de son côté a semblé très faible.

La victoire des hommes de Janne Andersson ne souffre d’aucune discussion car ils ont été de très loin les plus dangereux, la Corée ne l’ayant de toute façon pas été du tout.

Le meilleur des Coréens a été le gardien Jo Hyeon-woo, décisif à plusieurs reprises devant Berg et Toivonen, tous les deux terriblement maladroits à l’approche du but.

Le défenseur Kim Young-gwon a lui aussi sauvé deux fois son équipe, devant Granqvist, puis Berg, mais la Corée a logiquement fini par craquer.

Offensivement, les hommes de Shin Tae-yong n’ont à peu près rien proposé en dehors de deux déboulés de la star Son Heung-min et de quelques efforts désordonnés en toute fin de match.

La victoire du Mexique contre l’Allemagne a brouillé les cartes dans ce groupe F mais sur ce qu’elle a montré lundi, la Corée aura du mal à se mêler à la lutte pour la qualification. Et dans le match à trois qui se dessine, l’Allemagne est pour l’instant la moins bien placée.

La Belgique domine le Panama

Rude apprentissage pour le Panama: avec une volée de Mertens et un doublé de Lukaku, la Belgique a brisé le rêve panaméen (3-0) lors du premier match des « Canaleros » en Coupe du monde, lundi à Sotchi, prenant d’entrée la tête du groupe G.

Sur les rives de la Mer Noire, des Belges apathiques ont peiné 45 minutes avant que Dries Mertens n’expédie un splendide tir lobé dans le petit filet opposé (47e).

Et sur un merveilleux extérieur du pied de Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku a enfoncé le clou de la tête (69e), avant de doubler la mise six minutes plus tard du gauche après une passe d’Eden Hazard dans l’espace (75e).

Cela n’a pas empêché les quelque 4.500 partisans venus du petit pays d’Amérique centrale (4 millions d’habitants) de profiter bruyamment de cette rencontre inaugurale, la première de leur histoire dans un Mondial. Mais les Panaméens auraient sans doute aimé obtenir davantage dans un tournoi où les sans-grade n’ont cessé de déjouer les pronostics, de l’Islande au Mexique en passant par l’Iran.

Pour la Belgique, ce 20e match consécutif sans défaite lance une campagne dont les « Diables Rouges » espèrent qu’elle les mènera enfin jusqu’au dernier carré, après les éliminations en quarts du Mondial-2014 et de l’Euro-2016.

Galvanisés

Il y aura toutefois beaucoup de choses à revoir pour le sélectionneur Roberto Martinez: gâchis dans la finition et manque criant d’énergie sous le chaud climat du sud de la Russie, peut-être plus favorable à leurs adversaires.

Galvanisés par l’enthousiasme de leurs partisans et par la sympathie du public russe pour leur conte de fées, les Panaméens ont longtemps fait déjouer les Belges.

Immédiatement dans le bain, les débutants ont pris confiance et malgré leur net déficit technique, on a vu Edgar Barcenas tenter un grand pont, ou Godoy oser et réussir un coup du sombrero sous les vivats d’un public conquis qui scandait « Si se puede! » (oui, c’est possible) ou « Eh-eh, Panama! »

Il y a eu aussi quelques occasions comme cette frappe d’Amir Murillo sortie par le gardien Thibaut Courtois (52e) ou ce tir non cadré de Barcenas (58e).

Pour le reste, les « Diables Rouges » ont dominé, sans toutefois montrer un visage conquérant avant la fin du match, que les Panaméens, qui n’avaient plus rien dans le réservoir, ont achevé en communiant ensemble à genoux au centre du terrain, avant de saluer leurs partisans.

Romelu Lukaku (au centre) a marqué deux buts dans la victoire de 3-0 de la Belgique | Photo : AFP

La Belgique lancée

Souvent, la Belgique a manqué de mouvement, s’en remettant aux inspirations de De Bruyne. Avant même sa passe décisive (74e), « KDB » avait d’ailleurs offert à Lukaku un but tout fait mais le capitaine Roman Torres, in extremis, a taclé pour lui enlever le ballon (21e).

Les Belges ont aussi beaucoup buté sur l’expérimenté gardien Jaime Penedo et multiplié les tentatives trop personnelles, à l’image du soliste Hazard.

Ce dernier a eu une occasion en or sur une passe en retrait mal assurée de Torres mais il a tiré dans le petit filet extérieur (12e) avant de gâcher plusieurs belles opportunités (26e, 38e). On l’a même vu dézoner jusque dans le rond central, preuve que les choses étaient compliquées côté belge…

Au final, sans le coup de génie de Mertens, les Belges auraient pu peiner longuement. Martinez n’avait-il pas prévenu que le match ne serait pas décanté avant l’heure de jeu ?

En tout cas, voilà la Belgique déjà lancée avant d’affronter la Tunisie le 23 juin et c’est l’une des rares équipes favorites du Mondial à y être parvenue…

Source : AFP + EuroNews