Au moins cinq civils, dont une adolescente, et deux blessés graves, ont été tués lundi dans le nord du Mali lorsque l’autocar qui les transportaient a roulé sur une mine.

Des passagers d’un bus partant de Bamako pour Gao, le 11 mars 2013 | Archives : AFP

« Un bus de transport a sauté sur une mine non loin de la localité d’Ansogo (à 100 km de Gao). Au moins quatre civils, dont une fille ont été tués. Il y a aussi des blessés », a déclaré à l’AFP une source militaire malienne contactée sur place par téléphone.

Reportage de Boubacar Toure, correspondant à Gao pour VOA Afrique (0:01:08)

Selon les informations de VOA Afrique, l’accident a eu lieu entre Ansongo et Fafa, dans le nord du Mali.

« Ce sont les jihadistes qui ont posé la mine pour terroriser la population accusée de donner des informations aux forces de sécurité », a déclaré un élu de la localité, confirmant l’information.

Les passagers du bus se rendaient à une foire hebdomadaire dans une localité située à quelques dizaines de kilomètres d’Ansogo, a appris l’AFP auprès du syndicat des transporteurs routiers de la région de Gao.

« Il n’y a plus de sécurité pour nous les transporteurs. Il y a des attaques de bandits armés ou bien les jihadistes mettent des mines sur notre chemin », a déclaré Oumar Guiré, membre de ce syndicat.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes avaient été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières, dans le nord mais aussi dans le centre du pays, échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques malgré la signature d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Source : AFP