« Les Togolais gagnants sur toute la ligne » est le titre pompeux du site du gouvernement, republicoftogo. Pour quelqu’un qui n’a pas encore pris connaissance des réalités togolaises, il penserait qu’au Togo coulent le lait et le miel en matière de prix des transports.

L'établissement des tarifs des transports au Togo est aussi incohérent que la gestion que fait Faure Gnassingbé et sa bandes du pays | Caricature : Donisen Donald / Liberté
L’établissement des tarifs des transports au Togo est aussi incohérent que la gestion que fait Faure Gnassingbé du pays | Caricature : Donisen Donald / Liberté

En janvier 2014, le prix du baril était monté à 107 dollars et le prix à la pompe a été majoré pour atteindre 655 FCFA dans ce Togo. Plus de deux ans après, le baril est descendu à 40 dollars et le prix du litre est revenu récemment à 471 FCFA, soit une baisse de 184 FCFA, une situation qui a obligé le gouvernement à réajuster le prix des transports.

Mais juste un seul exemple pour demander si les concepteurs avaient levé le coude avant la détermination des nouveaux tarifs. On a diminué des prix de 100 FCFA sur certaines lignes, mais le trajet Lomé-Tsévié est devenu plus cher. Depuis quand des passagers payaient 850 F pour se rendre à Tsévié et aujourd’hui on entend que désormais ce sera 750 FCFA ? Nous avons voulu crier, mais on s’est rendu compte que ceux qui restent dans leurs bureaux et décident des prix, prennent rarement les transports en commun.

« Les prix des transports urbains et interrégionaux sont en baisse depuis mardi. Ils suivent la courbe descendante des produits pétroliers dans les stations-service. Au terme d’un accord conclu entre les pouvoirs publics et les syndicats des transporteurs, le coût des trajets est désormais plus avantageux pour les passagers. Pour les officiels, la baisse du prix de l’essence doit bien sur profiter aux automobilistes, aux professionnels et aux utilisateurs des transports publics », écrit le site très calé en désinformation. On serait à leur place qu’on s’abstiendrait d’une telle fanfaronnade.

Parce que voyez-vous-même, depuis janvier 2014, c’est en mai 2016 que le gouvernement réagit, et de quelle manière ! Pour des différences de 100 FCFA, on saisit des médias pour claironner qu’on est à l’écoute du peuple. Pendant ce temps, le prix du bol de maïs franchit la barre des 700 FCFA alors qu’on est en saison des pluies. On aura tout vu et entendu au Togo.

Source : Liberté