
C’est une série de drames qui endeuillent de nombreuses familles au Togo. La recrudescence des accidents de la circulation interpelle à plusieurs égards. Sans doute, les causes humaines en l’occurrence l’excès de vitesse, le dépassement défectueux, les surcharges, la conduite en état d’ébriété, la somnolence, la fatigue en plus d’absence de visite technique sont pointées du doigt. Il y a aussi le non encadrement de la circulation des véhicules poids lourds sur le réseau routier. Ces véhicules dont les accidents font souvent de nombreuses victimes circulent librement sur toutes les voies et à des heures de pointe. Mais sans conteste, la principale cause notamment sur la Nationale N°1 demeure l’état calamiteux de la voie. Il n’y a pas de miracle possible sans le dédoublement de cette route, une promesse vieille de 21 ans désormais.
Curieusement, le gouvernement de Faure Gnassingbé choisit toujours la facilité
Madjoulba sur la voie de l’impertinence
Le ministre de la Sécurité Colonel Calixte Batossie Madjoulba, a annoncé mardi 17 février 2026 à travers un communiqué le déploiement d’une opération spéciale de contrôle routier sur l’ensemble du territoire national, dans le but de réduire les accidents graves de la circulation. Cette énième opération lancée depuis le 9 février 2026 concerne plus le Grand Contournement de Lomé, la route Nationale n°1 reliant Lomé à Cinkassé, la RN2 Lomé-Aného et la RN5 Lomé-Kpalimé-Atakpamé, des corridors essentiels à la mobilité des personnes et au transport des marchandises. Parmi les mesures, il est annoncé l’intensification des contrôles de vitesse, la répression des dépassements dangereux, l’élimination du stationnement irrégulier et le contrôle de la conformité des transports en commun. Les forces de sécurité procéderont également à la vérification du port du casque pour les motocyclistes et de la ceinture de sécurité pour les automobilistes.
Des patrouilles renforcées seront déployées de jour comme de nuit. Le ministre a averti que tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Les autorités appellent les usagers de la route au respect strict du code de la route, soulignant que la sécurité routière constitue une responsabilité collective visant à protéger les vies humaines.
Tout ceci est bien beau mais dans la réalité, cela ne règle aucun problème. A preuve, depuis le 9 févier, on a dénombré plusieurs accidents sur la Nationale N°1 dont le dédoublement aurait pu éviter.
Pour le Grand contournement, nous avions dénoncé dans notre du parution du 02 février 2026 l’absence de ralentisseur, d’éclairage public avec des poteaux à terre. Aucune solution n’a été apportée. A Lomé, plus de 75 % des feux de signalisation sont en panne. En quoi le déploiement des policiers peut être la panacée?
En réalité, c’est plutôt un renforcement des moyens de rackets des usagers qui est tout tracé pour enrichir les corps habillés. Rien de plus.
Kokou Agbemebio
Source: LeCorrecteur.tg























