
Les vagues de chaleur s’intensifient partout dans le monde et durent de plus en plus longtemps. C’est la conclusion d’une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, qui met en évidence une aggravation du stress thermique liée au réchauffement climatique.
Les chercheurs du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme ont analysé l’évolution du stress thermique humain en comparant les données des années 1970 à celles de la dernière décennie. Leur étude s’appuie sur l’Indice climatique thermique universel, un indicateur qui prend en compte la température, l’humidité, le vent et le rayonnement solaire afin d’évaluer les effets de la chaleur sur le corps humain.
Selon les scientifiques, près d’un milliard de personnes supplémentaires sont désormais exposées chaque année à au moins une journée de stress thermique extrême par rapport aux années 1970. Certaines régions subtropicales enregistrent jusqu’à cinquante jours supplémentaires de forte chaleur chaque année.
L’Afrique figure parmi les zones les plus concernées. Des régions de Namibie, d’Angola, de Tanzanie, du Kenya et de l’Ouganda connaissent une augmentation marquée des épisodes de chaleur intense. Les nuits tropicales, durant lesquelles la température ne baisse plus suffisamment pour permettre au corps de récupérer, deviennent également plus fréquentes.
À Bagdad, en Irak, où le thermomètre dépasse régulièrement les 45 °C, les conséquences sont déjà visibles. Les habitants privilégient les déplacements nocturnes et les professionnels de santé constatent une hausse des consultations pour des malaises, des crises d’asthme et des allergies liées aux fortes températures.
Les auteurs de l’étude expliquent que le réchauffement de l’atmosphère, alimenté par les émissions de gaz à effet de serre issues des énergies fossiles, favorise des vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses.
Face à cette évolution, les chercheurs estiment que l’adaptation des villes, le renforcement des systèmes de santé et la réduction des émissions de carbone seront essentiels pour limiter les conséquences sanitaires et économiques des épisodes de chaleur extrême.
Source: Africanews























