
Cela fait plusieurs années qu’on en parle. Ni les autorités compétentes ni la société WACEM ne semblent pas se rendre compte de la gravité de la situation. Le passage à niveau des rails vers Djidjolé continue de faire des victimes. Ce mardi 14 juillet, sous une pluie battante, une scène dramatique s’est produite. Une femme circulant à moto avec ses deux bébés attachés dans son dos a glissé et chuté brutalement.
L’accident, qui a bouleversé les témoins, s’est déroulé sous les yeux des policiers routiers présents sur les lieux. Ceux-ci ont poursuivi leurs activités de régulation de la circulation, comme si de rien n’était, laissant l’image d’une indifférence face à une situation tragique.
Ce n’est pas la première fois que des conducteurs de moto perdent le contrôle de leur engin, notamment sur le côté gauche de la route, où les chutes se répètent avec une inquiétante régularité.
Cet épisode relance le débat sur la sécurité routière et la dangerosité des passages à niveau, souvent pointés du doigt pour leur manque d’aménagement et de signalisation adaptée. Étant donné que les rails de la ligne Wacem sont mal posés par rapport au bitume, avec le temps et le passage, le constat est frappant, les bandes de fer sont lisses, rendant l’adhérence quasi nulle, surtout pour les engins à deux roues.
Le risque de dérapage augmente considérablement en cette saison de pluie, le métal devenant une véritable patinoire. Ce passage devient un danger surtout en saison de pluie.
Face à cette situation, un geste simple reste tout de même à la disposition des policiers routiers ou des autorités municipales du Golfe 5. Ils peuvent tout à fait installer des panneaux de signalisation ou des barrières pour interdire l’accès au point précis de glissement, qui est du côté gauche de la voie pour éviter les drames, surtout en cette saison de pluie.
Des panneaux de signalisation s’imposent pour protéger la vie des conducteurs, mais surtout celle des enfants, afin d’éviter qu’ils ne soient traumatisés par le choc des accidents.
La police qui est pourtant témoin de ces accidents récurrents, doit pouvoir poser des barrières d’urgence si elle constate que le point de glissement provoque des accidents en série.
Les passages à niveau dangereux pour les usagers de la route restent nombreux dans la ville de Lomé. Et une question persiste : « Jusqu’à quand faudra-t-il attendre pour que les autorités prennent des mesures concrètes afin de sécuriser ces points noirs et protéger les usagers les plus vulnérables ? ».
Cidi B.
Source: Lalternative.info























