Marguerité Gnakadé | Image AI: DR
Marguerité Gnakadé | Image AI: DR

L’ancien ministre des Armées, mme Marguerite Gnakadé vit des moments douloureux entre les mains de ses bourreaux. Cela fait plusieurs mois que des voix s’élèvent pour faire connaître sa situation alarmante. « Les conditions qui lui sont imposées relèvent de traitements cruels, inhumains et dégradants, assimilables à de la torture », écrivent encore ce jour des organisations politiques et de la société civile dans une déclaration.

Pour la DMK, la LDP, La DMP et le Front citoyen « Touche Pas A Ma Constitution », l’état de santé physique et mentale de Mme GNAKADE se dégrade dangereusement et elle « encourt le risque que son pronostic vital soit engagé ».

« Depuis quinze jours, elle observe une grève de la faim pour protester contre sa détention arbitraire dans des conditions inhumaines et dégradantes. De nombreux détenus politiques sont déjà passés de vie à trépas à cause des mauvais traitements », indique la déclaration.

Ce traitement qu’on fait subir à la dame, poursuivent les signataires de la déclaration, est strictement interdit à la fois par la Constitution togolaise de 1992, ainsi que les normes internationales, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, auxquels le Togo a souscrit.

Ils demandent donc la libération immédiate et sans condition de Madame GNAKADÉ, « afin d’éviter une issue tragique et d’assurer sa prise en charge médicale urgente par son médecin personnel ».

La DMK, la LDP, La DMP et le Front citoyen « Touche Pas A Ma Constitution » exigent également la libération de tous les autres prisonniers politiques dont Jean-Paul Oumolou, Affectio et les autres.

Ils appellent le régime de Faure Gnassingbé à cesser « toutes les formes de tortures, de brimades et les atteintes aux droits humains au sein des établissements pénitentiaires, et le respect strict des engagements internationaux en matière de protection de la personne humaine et des libertés fondamentales ».

« Nous prenons à témoin l’opinion publique nationale et internationale, les organisations de défense des droits de l’homme, sur la responsabilité directe des autorités togolaises, particulièrement celle de Faure Gnassingbé, quant à la vie et à la sécurité de Madame GNAKADÉ et de tous les autres détenus politiques et d’opinion », mettent-ils en garde.

Isidore kouwonou

Source: Lalternative.info