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Les Togolais sont confrontés à une nouvelle hausse des prix du carburant. Déjà tétanisés par la misère , ils sont obligés de se saigner davantage. Ceci dans l’indifférence notoire des dirigeants. Aucun canal officiel n’a évoqué cette augmentation si ce n’est un arrêté interministériel qui circule sur les réseaux sociaux. Pourtant des Syndicats, appelés à défendre la population , sont plutôt complices de cette pratique funeste. On se rappelle qu’avant l’augmentation du 27 mai 2026, l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT) a multiplié des séances de sensibilisation des conducteurs de sorte à mieux préparer les esprits. Elle a encore récidivé les 24 et 25 août 2026 dans plusieurs villes du pays notamment Dapaong, Kara, Sokodé, Kpalimé, Atakpamé, Lomé et Tsévié.

Le programme de ces rencontres portait clairement sur « la sensibilisation à l’augmentation du prix du carburant ».Ce qui fut acté vendredi, 11 septembre 2026. Au fond que gagne un syndicat en accompagnant un gouvernement dans les mesures antisociales ? Par essence, un syndicat est une association de personnes ou d’entreprises qui se regroupent pour défendre des intérêts professionnels communs.Et dans le cas de UNATROT, elle est dans son rôle de la défense des conducteurs. Mais qu’est-ce qu’un conducteur sans passager? Dans un pays aussi désarticulé, UNATROT doit d’abord réfléchir aux passagers qui sont ses clients. Bien plus, la hausse des prix des produits pétroliers entraine l’augmentation des prix des produits de première nécessité ainsi que des incidences graves sur la vie en général. Un syndicat qui accompagne le gouvernement tête baissée n’en est pas un sinon un godillot au service du mal

Source: LeCorrecteur.tg