Un tronçon de la route Nationale 1, Togo | Photo: DR / LeCorrecteur.tg
Un tronçon de la route Nationale 1, Togo | Photo: DR / LeCorrecteur.tg

La particularité du Togo est que la gouvernance se repose sur la navigation à vue. Rien de consistant dans les prises d’initiatives. Aucune cohérence ni logique dans les actions gouvernementales. La plupart des projets sont mort-nés. Et sans suite. Tout est désarticulé. Énième illustration: ultimatum de déguerpissement le long de la Nationale N°1 dans la Commune Zio 1.

Dans un communiqué en date du 14 juillet 2026, le Maire Dr Yawo Atatsi a sommé les occupants de libérer l’emprise de 70 mètres de largeur conformément au décret np 2022-106/PR du 17 octobre 2022, portant définition, classification des routes et délimitation des emprises, au plus tard le 27 juillet, délais de rigueur pour faciliter le bon déroulement des travaux. Il s’agit notamment des hangars, kiosques , conteneurs , terrasses ainsi que toutes les autres installations provisoires occupant l’emprise de la route.

Il est rapporté que la RN1sera aménagée en boulevard à double chaussée avec deux voies dans chaque sens de circulation. Sur le tronçon Adéticopé-Davié-Lilicopé-Gamé, la chaussée aura une largeur de14 mètres et sera équipée de lampadaires de part et d’autre. Dans les chefs-lieux de communes, la largeur passera à 18 mètres avec un dispositif d’éclairage public tandis qu’entre Agoè-Nyivé-Grand Pont et Togblécopé, elle atteindra 32 mètres.

Les travaux affecteront plusieurs habitations, boutiques, magasins ainsi que des infrastructures publiques et privées. Les services techniques du ministère chargé des Travaux publics et des Infrastructures procéderont au recensement des biens impactés, à leur évaluation et à l’indemnisation des propriétaires sur la base de pièces justificatives conformes.

La Mairie de Tsévié prévient que tout occupant qui n’aura pas libéré volontairement les lieux avant la date limite s’expose à une opération de déguerpissement. Cette intervention, précise le communiqué, sera conduite dans le strict respect des lois en vigueur, conformément aux procédures administratives applicables.

Voilà deux mois plus tard, rien n’a démarré sur cette voie dont les promesses de dédoublement datent de 2005 avec le Programme 20 Plus de Faure Gnassingbé.

A ce jour, rien n’est dit non plus quant au début des travaux. Pourquoi autant de cafouillages dans ce pays? Si rien n’est prêt, pourquoi harceler les pauvres populations qui gagnaient leur pitance le long de cette voie calamiteuse ? Doit-on comprendre qu’on est à nouveau bluffé par une énième promesse d’ivrogne ?

Honoré Adontui

Source: LeCorrecteur.tg