FEG et ses soucis | Caricature / Archives: Donisen Donald / Liberté
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Il est célébré le 15 septembre la Journée internationale de la démocratie. Cette année , c’est autour du thème principal axé sur la mise en lumière des droits de l’homme. Le Togo a attendu le 21 septembre, la Journée internationale de la paix pour adresser un message pour les deux journées. Pour l’essentiel, le gouvernement a invité les populations à contribuer, à leur niveau, à la préservation de la paix et au renforcement de la cohésion nationale.

A travers le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits Humains, Pacôme Adjourouvi, l’exécutif place le dialogue, l’inclusion et la justice sociale au cœur de la construction de la paix qui ne se limite pas à l’absence de conflits, mais passe également par le respect de la dignité de chaque citoyen et un accès équitable aux services publics, à l’éducation, à la santé et à l’emploi.

Il cite à l’occasion Faure Gnassingbé, lors du Lomé Peace and Security Forum. « La paix ne signifie pas l’absence de guerre… La paix durable se construit dans le dialogue ; la paix ne se décrète pas, elle se construit par l’inclusion et par la cohésion sociale.»

Il exhorte les communautés à la recherche du dialogue et la réconciliation apparaissent comme moyens de prévention des tensions. « Éduquons-nous tous à l’idée que nos différences de langues, de pratiques religieuses ou d’opinions ne doivent jamais constituer une menace pour la paix. Nous pouvons et nous devons vivre sans violence. Attachons-nous, tous ensemble, à promouvoir une éducation citoyenne à la démocratie et à la paix », a lancé le gouvernement.

Dans le même esprit, le gouvernement appelle à davantage de responsabilité dans l’espace public et sur les réseaux sociaux, en particulier face aux discours de haine, aux rumeurs et aux provocations susceptibles de fragiliser la confiance entre les citoyens.

Paix sans démocratie, un leurre

Si le gouvernement togolais a attendu le 21 septembre , journée internationale de la paix pour parler de celle relative à la démocratie, c’est juste que la paix du cimetière demeure son socle de gouvernance.

Il apparait que l’essentiel du message d’Adjourouvi porte sur la paix alors qu’il dit ajouter la démocratie.

Le régime des Gnassingbé dans sa volonté morbide de régner ad vitam aeternam s’entoure du mot paix même dans les exactions les plus inhumaines.C’est ainsi que tout ce qui est dit dans ce message, c’est tout le contraire qui se passe au Togo.Il s’agit en réalité de foutage de gueule sur toute la ligne.A titre illustratif:
«la paix ne signifie pas l’absence de guerre ….la paix durable se construit dans le dialogue ,la paix ne se décrète pas ,elle se construit par l’inclusion et par la cohésion sociale. La paix c’est la présence de la justice et le respect de la dignité de chaque Togolais», lit-on dans ce fameux communiqué

Où est la vérité ? Plus d’une centaine de Togolais sont en prison pour leur opinion. Les plus célèbres sont Mme Marguerite Gnakade, Affectio, Jean-Paul Omolou. Plusieurs concitoyens sont également contraints à l’exil pour leur opinion. Treize détenus politiques arrêtés en 2018 sont maintenus à la prison civile de Lomé malgré une décision de justice du 18 février 2026 ordonnant leur remise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire. ADAM Latif, ALI Agbo Marzouk, ALLES Atti, BANAVEI Bala, BOUKARI Djobo, FOFANA Nafiou, ISSA Issifou, ISSA Saliou, MOHAMMED Souleymane, YAKOUBOU Bilal, YAYA Soulemani, YOUSSOUF Ali et MAROU Abdoul Razak sont toujours prison. Depuis le 29 décembre 2023, Ekpé Komlan Dodji, directeur de L’Equipe Sportive, 85 voix ; Gawou Kodjo de Kanal FM a obtenu aussi 85 voix et de Tchagnao Arimiyao, directeur de publication de Nouvelle Opinion 86 voix, Abété Pirénam, 86 voix et Agbo Komlanvi 86 voix également sur 91 députés sont élus par l’Assemblée Nationale pour sièger à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, ils n’ont jamais pris fonction près de trois ans après. C’est cela justice au Togo?

La démocratie n’existe au Togo que sur papier. L’essentiel du pouvoir est entre les mains de l’Exécutif.

En définitive, quand on parle de démocratie, le pouvoir togolais ferait mieux se taire.

Kokou Agbemebio

Source: LeCoorecteur.tg