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Le phénomène du Galamsey, qui désigne l’exploitation minière artisanale illégale de l’or, constitue aujourd’hui une menace majeure pour les réserves forestières, les cours d’eau, bref la destruction de l’environnement au Ghana. Une situation qui préoccupe l’administration Mahama, qui a mis en place d’importants plans de restauration des réserves forestières accaparées et détruites par les activités des orpailleurs illégaux.

Les images des 48 réserves forestières détruites sur les 288 que compte le pays, sont insoutenables. Des cours d’eau aux eaux jaunâtres devenues impropres à la consommation, des enfants impliqués dans ces activités illégales et des décès enregistrés dans l’exploitation minière illégale, etc.

Cela fait plusieurs décennies que la lutte contre le fléau du Galamsey perdure, mais sans qu’aucune solution tangible n’ait été trouvée. Jusqu’à présent, seules des approches de solutions ont été proposées, sans permettre d’éradiquer durablement le phénomène. Longtemps critiqué pour son laxisme face à ce fléau, le gouvernement a pris des mesures coercitives.

Lors de la conférence ‘Mining in motion’ de ce 19 octobre, le président John Mahama a présenté le bilan de l’opération de restauration des réserves forestières. Selon le bilan de l’administration Mahama, 6060 excavatrices ont été enregistrées et immobilisées dans les ports, tandis que 2059 autres avaient été équipées de dispositifs de suivi afin de permettre aux autorités de surveiller leurs déplacements et leur utilisation.

Près de 200 armes à feu ont été également saisies, ainsi que plus de 8200 articles, dont des machines Changfan et d’autres équipements utilisés dans l’exploitation minière illégale. Par ailleurs, près de 11 coopératives avaient été constituées et étaient opérationnelles, avec pour objectif de promouvoir des méthodes d’exploitations minière améliorées.

« Ce projet de remise en état s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par le gouvernement et les compagnies minières pour restaurer les terres dégradées par l’exploitation minière illégale. Les dégâts causés par cette activité à l’échelle nationale sont estimés à 12 000 acres », a déclaré le président Mahama.

Ce dernier a annoncé qu’une enveloppe de 400 millions de GH¢ serait allouée dans le cadre du budget 2027 aux activités de restauration des terres dégradées, et de protection de l’environnement.

Selon ses déclarations, la moitié de cette somme, soit 200 millions de GH¢ servira à réhabiliter 5 000 acres de terres dégradées par l’exploitation minière illégale. Les 200 millions de GH¢ restants seront consacrés aux activités de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et des Blue Water Guards.

Entre terres ravagées, cours d’eau contaminés et réserves forestières menacées, le Ghana joue désormais une partie décisive, restaurer son patrimoine naturel ou laisser le Galamsey poursuivre ses ravages.

Cidi B.

Source: Lalternative.info