Magdi Al-Omari, un Palestinien amputé âgé de 28 ans, traverse un campement de tentes détrempé par la pluie après de fortes précipitations à Deir al-Balah, 7/11/2026 | Photo: AP
Magdi Al-Omari, un Palestinien amputé âgé de 28 ans, traverse un campement de tentes détrempé par la pluie après de fortes précipitations à Deir al-Balah, 7/11/2026 | Photo: AP

Deux Palestiniens ont été blessés samedi dans l’effondrement d’un mur fragilisé par les bombardements israéliens et les pluies torrentielles.

Ces pluies ont inondé des milliers de tentes de déplacés près du port de Gaza. La situation vient aggraver les conditions de vie déjà difficiles des Palestiniens qui subissent des destructions massives de leur environnement causées par la guerre menée par Israël.

« Tout le camp est inondé, et nos enfants sont trempés. À leur réveil, ils se sont retrouvés entourés d’eau de pluie. Il ne reste plus rien : ni couvertures, ni matelas, ni même de bâches en nylon. Nous attendons des bâches en nylon, en priant Dieu pour que quelqu’un nous en envoie quelques-unes afin de nous couvrir. Ou une tente, comme tout le monde. », a déclaré Hamad Qaaoud, personne déplacée au port de Gaza.

Ces pluies marquent le début d’un nouvel hiver difficile pour des centaines de milliers de Palestiniens déplacés par la guerre et vivant dans des tentes ou des abris de fortune offrant peu de protection.

« Nous sommes en période de cessez-le-feu, ce qui devrait signifier l’arrivée de l’aide et des solutions à nos problèmes, mais au lieu de cela, notre situation n’a fait qu’empirer. Elle empire de jour en jour. Telle est la dure réalité. », a indiqué Ibrahim Ghattas, personne déplacée originaire de l’est de Gaza.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies a indiqué dans un rapport publié en octobre qu’environ 950 000 Palestiniens déplacés vivaient dans des sites présentant un risque d’inondation moyen à élevé, dont plus de 400 000 dans des zones considérées comme à haut risque.

Quelque 294 250 familles ont besoin d’une aide au logement pour la saison des pluies, mais les stocks disponibles ne permettaient d’apporter une aide partielle qu’à 18 % des personnes dans le besoin.

Source: Africanews