
Changement de constitution et de régime comme une causerie dans un cabaret , pour une forfaiture, c’en est de trop. Le Togo a franchi ainsi le 6 mai 2024 le summum de l’infamie. L’arrêt du 29 janvier 2026 de la Cour de justice de la CEDEAO à la suite de la saisine de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme et douze autres organisations de la société civile et partis politiques finit par épargner certains Togolais de la honte. Il y a donc lieu de saluer la lucidité et la clairvoyance des requérants qui permettent de laver cet affront qui à coup sûr , devrait finir par couvrir tout le pays de l’indignité.
Cet arrêt avec la relance du 23 octobre quant au suivi de son exécution montre que tout le monde n’est pas d’accord de la marche des aveugles imposée par Faure Gnassingbé et ses disciples.
Plus embarrassant pour un pays dont les habitants sont reconnus à l’extérieur comme des gens sérieux, est cette danse de vautours autour d’une rencontre cousue autour du colloque international les 29 et 30 octobre 2026 à l’Université de Lomé sous le thème : « Les juridictions régionales de protection des droits de l’homme entre garantie de l’État de droit, contrôle des changements constitutionnels et souveraineté des États ».
Au-delà des universitaires qui surfent sur l’opportunisme des circonstances, cette rencontre a enregistré des interventions de certains séides autour de Faure Gnassingbé depuis 20 ans. Subitement , ils ressassent leur stock lexical de circonstance pour endormir le peuple: compromis, dialogue. Dans ses contradictions innommables, le gouvernement avait refusé de déférer devant la Cour communautaire pour se défendre.
Quant on voit Gilbert Bawara et Pascal Bodjona rugir pour faire ce qu’ils savent faire depuis 21 ans sans résultat autour de Faure Gnassingbé, ce n’est pas surprenant que plus personne ne les prend au sérieux.
Quant on voit le Président de la Cour Constitutionnelle qui s’est transformé le 3 mai 2025 en un véritable liseur de motion lors de la prestation de serment du successeur de Eyadema Gnassingbé sur la constitution de contrebande, lui aussi s’émouvoir de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO, c’est le monde à l’envers. Djobo-Babakane Coulibaley, Professeur de droit public des universités du Togo qui s’est transformé en véritable militant zélé au travers d’un bilan d’un Togo imaginaire ce jour-là, il avait pourtant la possibilité de retoquer cette constitution qui jette le visage du pays par terre, mais il a fait le deuil de ses doctrines.
Fin de course, le Togo devient la risée du monde.
Honoré Adontui
Source: LeCorrecteur.tg























