Des pneus brûlent sur la Nationale 1 à Tchalo au sud de Sokodé (nord Togo) où de violents affrontements  ont opposé des autochtones aux Peuls mardi | Photo : LN/FB
Des pneus brûlent sur la Nationale 1 à Tchalo au sud de Sokodé (nord Togo) où de violents affrontements ont opposé des autochtones aux Peuls mardi | Photo : LN/FB

Calme précaire à Tchalo ce mercredi, après les violences mardi entre autochtones et peuls

Un calme précaire a régné ce mercredi à Tchalo, une localité située à environ 8 km au sud de Sokodé, après de violents affrontements mardi entre autochtones et les peuls transhumants, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News.

La ville de Sokodé est située à environ 336 km au nord de Lomé. Les séquelles de ces violences étaient encore visibles ce mercredi en début d’après-midi notamment les traces de pneus brûlés, à certains endroits.

Certains jeunes rencontrés, ne décolèrent pas, toujours furieux d’en découdre avec ces peuhls. Mardi, les populations avaient été freinées dans leur élan par des forces de l’ordre, déployées sur place. Plusieurs motos ont été aussi saisies.

« Ce n’est pas fini, parce que ces peuhls en font trop », ont martelé plusieurs jeunes interrogés.

Pour l’instant, la zone est bien cernée par les forces de l’ordre. A l’origine des affrontements : l’assassinat d’un autochtone, attribué à des peuhls.
Les affrontements entre autochtones et peuhls transhumants, sont récurrents ces dernières années dans plusieurs localités du pays avec des pertes en vies humaines.

En janvier 2014, deux personnes avaient été tuées et cinq autres blessées (dont 2 dans le rang de la population locale) dans des affrontements entre peuhls et populations de Wahala, localité située à environ 115 km au nord de Lomé. Seize bœufs appartenant aux peuhls, également tués.

Un mois plus tôt, les affrontements ont opposé les paysans Moba et les Peulhs transhumants dans le Canton de Borgou (nord) – préfecture de Kpendjal. Bilan : six morts et six blessés.

Grève des étudiants de l’Université de Kara, mercredi 17 février

Université de Kara, Togo | Archives
Université de Kara, Togo | Archives

Les 20 et 21 janvier derniers, ce fut l’Université de Lomé qui, suite à un mot d’ordre de grève du MEET (Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais), a été le théâtre d’affrontements violents entre étudiants et forces de l’ordre dépêchées pour assurer la quiétude des étudiants qui n’ont pas voulu suivre le mouvement.

Aujourd’hui, c’est la branche de l’Université de Kara de cette même association qui a reconduit la même manifestation. Pour ce jour, les étudiants de ce temple du savoir du nord Togo sont appelés à rallier la devanture de la DAAS (Direction des affaires académiques et de la scolarité), pour crier haut et fort leurs revendications dans les oreilles de l’administration.

C’est déjà une manifestation qui fait craindre lorsque l’on sait que par le passé, les étudiants de l’UK se sont montrés très violents et que ce nouvel appel à manifestation émane toujours du MEET dont la dernière grève à Lomé n’a pas été du tout pacifique (On a assisté à des délogements des étudiants qui ne partagent pas la même approche obligeant à faire intervenir des forces de l’ordre et de sécurité qui verront un de leurs véhicules brûlé et un agent molesté par les étudiants). Et enfin que presque totalement, les revendications des étudiants de l’UK et celles de leurs collègues de l’UL se recoupent.

Vivement que l’on aille dans le sens de ces revendications de ces étudiants pour que l’année université connaisse une bonne suite.

Sources : [18/02/2016] SavoirNews + T228