
Les Béninois se préparent à aller aux urnes le 28 février 2016. Hier, c’était le deadline pour le dépôt et les candidats se sont bousculés au portillon la Commission électorale nationale autonome (CENA). Dans la précipitation, certains ont même oublié de vérifier leur dossier de candidature et dû revenir le compléter.
Tout le monde sait que quand les élections approchent, les candidats qui passaient inaperçus, deviennent automatiquement des « baigneurs » de foule. Partout où ils passent, ce sont des meutes entières qui les suivent comme si leurs préoccupations étaient les mêmes. Franchement, il faut reconnaître que le candidat se soucie beaucoup des voix qu’il doit engranger pour accéder au fauteuil présidentiel. Mais pour les foules, c’est ce que le candidat a dans la poche et qu’il va leur distribuer à la fin de la journée qui importe.
La période électorale voit aussi la prolifération d’associations bidon de soutien. Au Togo, on a l’habitude de voir renaître tels des vampires, des regroupements de jeunes désœuvrés qui attendent les élections pour se faire un peu de sous. Et une fois les élections terminées, ces mouvements tombent dans le coma éthylique. Il faut attendre la veille d’une autre élection pour les voir comme des macchabées sortir de leurs tombes pour donner de la voix.
C’est ce qui se fait aussi chez les « Amédaho » du Dahomey qui vivent actuellement le « palu » électoral. Pour soutenir les candidats, les génies ont décidé de s’exprimer. Vous vous rappelez sans doute le « Merçi » avec un « ç » de feu Brigadier Zimba. Eh bien ! Certains électeurs Béninois ont fait mieux en voulant apporter leur soutien au candidat Lionel Zinsou, dauphin de Yayi Boni. Ils ont tellement frotté la lampe que quand le génie est sorti, ils n’ont pas pu le maîtriser. Sur une banderole, ils ont écrit : « Lionel Zinsou, ONT te soutien, ONT te suporte et ONT N’EST derrière toi ».
On se demande donc de quel « ONT » les auteurs de la banderole parlent. Sûrement pas ceux qui en savent sur les jeux politiques, mais ceux qui comme au Togo pensent qu’avec les élèves à la maison, « ONT N’EST Faure ».
Source : [13/01/2016] Liberté N°2109























