5. La prévarication : Un système institutionnel pluridécennal au Togo !
Si Faure Gnassingbé veut redistribuer de l’argent qui appartient de droit au peuple togolais et doit naturellement lui revenir, cela doit se passer par le biais des institutions financières et sociales de la République togolaise et non sous la forme de prébendes distribuées en catimini à quelques « amis ». De cette façon doit apparaitre la vérité des comptes publics et des bénéficiaires de l’argent public au vu et au su de tous.
Mais il faut dire que Faure Gnassingbé a été à bonne école. Les anciens Loméens se souviennent encore qu’au temps de « Papa Eyadéma », la capitale était le théâtre à intervalles réguliers, de rassemblements de plusieurs milliers de femmes, devant la résidence présidentielle de Lomé II, qui défilaient la journée entière parfois, pour recevoir un billet de 10.000 FCFA. De l’argent volé saisi dans les caisses de l’Etat, volé contribuable et dont une partie infinitésimale lui revenait. Qui servait surtout à s’attacher le soutien des fameuses « ailes marchantes » du RPT.
Faure Gnassingbé, encore plus pingre que son « Papa ». Il limite son « périmètre de générosité » et se contente de distribuer à quelques affidés soigneusement triés sur le volet susceptibles de servir ses desseins à savoir un retour sur investissement immédiat pour servir sa propagande mensongère sur l’état réel du Togo et de sa population. Ne faut-il pas rappeler cette affaire de « cadeaux du Chef de l’Etat », que Faure Gnassingbé à fait distribuer à certains journalistes par le président de la HAAC, Pitang TCHALLA, à la fin de l’année dernière à certains journalistes à hauteur de 400.000 F CFA (609€).[ 18] Selon les informations divulguées par la presse, les heureux récipiendaires auraient été reçus personnellement par le président de la HAAC, Pitang TCHALLA, à son domicile personnel.
Dans n’importe quel Etat de droit digne de ce nom, une instruction judiciaire serait déjà en cours, probablement sous la qualification de « tentative de corruption » et de « Crime commis par un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions », autrement dit de forfaiture. Malheureusement le Togo est tout sauf un état de droitselon les critères internationaux. Tout au plus une République bananière mise en coupe réglée depuis plus de quarante ans par le clan Gnassingbé, ces « néo colons autochtones » qui ont décrété par la force que le Togo était leur propriété et ont fait main basse de manière quasi exclusive sur la richesse du pays.
Sinon comment comprendre que Pitang TCHALLA,président de la HAAC, une institution qui est une autorité de régulation et de surveillance, théoriquement en charge du respect des règles fondamentales de la profession de journaliste, dont entre autres la corruption, puisse présider une conférence de presse, pour justifier de telles pratiques ? Et de préciser qu’il s’agissait d’« une récompense » de celui qui l’avait chargé de cette mission » ? Selon la déclaration de Pitang TCHALLA, « une personnalité importante lui a confié la mission de distribuer à certains journalistes des organes privés de la presse togolais 400.000F CFA en guise de récompense.» Une personnalité dont il s’est refusé à livrer le nom, mais à laquelle il ne pouvait probablement pas refuser le service. En précisant qu’il avait pris sur lui, la responsabilité d’appeler lui-même un à un les journalistes bénéficiaires et de les inviter à passer chez lui à son domicile pour toucher « la récompense ».
Et Pitang TCHALLA se permet de déclarer avec cynisme et arrogance, pour narguer la société civile et l’ensemble de la presse togolaise, « qu’il ne regrette nullement d’avoir joué ce rôle en tant que Président d’une institution qu’est la HAAC », rajoutant en guise de provocation qu’il « invitait les journalistes désireux d’avoir les mêmes « récompenses » de Faure Gnassingbé, Président de la République du Togo, d’envoyer leur nom et organe à partir du mois d’Août prochain pour que ce dernier se souvienne d’eux au moment venu pour la prochaine fois. »
Mais peut être Pitang TCHALLA, valet de son maitre nouvellement recasé comme « missionnaire » de combat, à la présidence de la HAAC – personnage rustre et de peu d’éducation selon plusieurs témoignages de ceux qui l’ont connu au cours de sa longue carrière dans les arcanes du pouvoir -, s’est-il livré à un mélange des genres, confondant l’argent privé (de surcroit illégalement acquis) et les petits services entre amis et le dispositif existant au Togo sur « l’Aide de l‘Etat à la presse », supervisé par la Commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’Etat à la presse. Cette aide de l’Etat à la presse est d’ailleurs régie au Togo par le Décret n° 2009-065/PR du 30 mars 2009, « portant modalités de gestion, de répartition et de suivi des aides et avantages d’ordre économique et financier accordés à la presse, les conditions de base d’éligibilité à l’aide.» [ 19]
La Commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’Etat à la presse, après avoir rappelé les critères d’éligibilité à cette aide pour la presse écrite et audiovisuelle a précisé dans un communiqué du 25 octobre 2016, que « le processus d’identification des bénéficiaires pour la période allant du 1er mai 2015 au 30 avril 2016 a été engagé ».
En se comportant de la sorte, le piteux Pitang TCHALLA, considère probablement l’impunité qui règne au Togo, la plupart du temps enveloppée d’un silence assourdissant, comme le meilleur rempart contre l’adversité. Ainsi il devient difficile de répondre à la question : Jusqu’à quand les journalistes-citoyens togolais se laisseront-ils agressivement abuser par ce pouvoir lui-même illégitime ?
6. Peut-il y avoir des limites a la fuite en avant du regime ?
Après que Pitang TCHALLA, le pittoresque président de la HAAC, avait bien « cadeauté » dans la période de Noël 2016, de manière sonnante et trébuchante, les amis sûrs, zélateurs et laudateurs patentés du régime, pour le compte de son mentor Faure Gnassingbé, et s’assurer par avance un soutien éditorial pour ses prochaines basses œuvres, il pouvait présenter ses vœux à sa manière et en guise d’avertissement au reste de la profession.
Ainsi le dernier communiqué publié par la HAAC le 3 janvier 2017 sonnait déjà comme une sorte d’hallali à l’encontre de certains journalistes et de certains médias. Habilement sans citer quelqu’un en particulier, Pitang TCHALLA, dressait un réquisitoire de combat, digne d’un Avocat Général en Cour d’Assises : « Cet esprit de confraternité a été malheureusement interprété par certains directeurs de publications et de médias audiovisuels comme une période de faiblesse, voire de démission de l’instance de régulation de la communication au Togo. Ils se sont ainsi livrés à des violations répétées des textes régissant la profession, foulant aux pieds les règles d’éthique et de déontologie dont les professionnels se sont librement dotés, en gage de bonne foi, après la dépénalisation totale des délits de presse en 2004. Nombreux sont ceux qui ont excellé dans l’art de la désinformation, de l’insulte systématique et du dénigrement gratuit. D’autres ont simplement choisi d’ignorer délibérément, voire de refuser de satisfaire au droit des citoyens à la protection de leur dignité, s’illustrant dans les attaques personnelles et allant jusqu’à refuser d’accorder les droit de réponse aux victimes de leurs actes. La Haute Autorité condamne fermement toutes ces dérives qui jettent le doute sur les intentions réelles de cette catégorie de journalistes.» […] [ 20]
Il est ainsi permis de mesurer, malgré le ripolinage bleu du RPT en UNIR pour tenter d’adoucir l’image tellement compromise du régime GNASSINGBE aux yeux du monde, que ce sont finalement les bonnes vieilles méthodes coercitives, mises en œuvre par les plus anciens caciques du RPT/ UNIR qui régissent toujours la manière dont le Togo est gouverné.
Il n’y a guère que Manuel VALLS, ancien premier ministre français en en visite officielle au Togo au mois d’octobre 2016, parait-il en mal de subsides pour sa campagne électorale [ 21], pour venir jeter à la face des Togolais lors d’un diner officiel le 28 octobre : « […] Comment ne pas en remarquer les vibrations, les transformations ? Comment ne pas voir qu’une Afrique nouvelle se dessine et se prépare ici ? » […] Monsieur le Président, vous faites avancer ce pays, avec patience, avec détermination, pour qu’il rattrape le temps perdu lors des années difficiles. […] Il y a un Togo moderne, en renouveau – ces lieux en témoignent. […] La paix civile, vous en êtes le premier convaincu, est un acquis essentiel pour construire et se projeter ensemble. […] C’est un travail de longue haleine, difficile, qui exige beaucoup de hauteur de vue, de constance et de sens de l’Etat. Qui suppose aussi une vertu : la tolérance, cette vertu si togolaise. Et cette tradition de respect dont nous devrions tous nous inspirer…» Il avait auparavant déclaré aux journalistes togolais : « la France croit au Togo ». Peut-être que Manuel VALLS pensait plutôt à Faure Gnassingbé et moins aux togolais ?
Chacun peut mesurer avec la fermeture sine die de La Chaine du Futur et Radio City combien la tolérance et le respect sont des vertus togolaises, quand elles sont pratiquées par Faure GNASSINGBE et ses sbires.
Apparemment, l’inspiration que Manuel Valls est venue chercher au Togo ne lui a pas été très utile lors de sa campagne puisqu’il fut piteusement défait il y a deux semaines, lors de la primaire du Parti Socialiste, accusant un retard de vingt points sur son adversaire.
On pourrait même dire qu’elle fut contre-productive !
C’est à force de se voiler la face et de dénier le réel, de faire glisser la poussière sous la natte pour occulter la réalité du monde et de pratiquer la flagornerie qui sied tant au néo-colonialisme, que Manuel VALLS, le Premier ministre le plus antisocial que la France ait connu depuis longtemps, (il n’y a jamais eu depuis quarante ans autant de syndicalistes et de représentants d’organisations de la société civile condamnés en France que sous le gouvernement de Manuel VALLS ) s’est retrouvé lui-même au tapis, Ko debout, après les piètres résultats de son gouvernement. Il suffit de se référer au nombre de chômeurs et aux cadeaux fiscaux sans retour sur investissement savamment transférés au grand patronat.
Son « patron », François Hollande, qui a dû déclarer forfait, empêché de concourir tellement il a perdu la confiance de son propre camp politique et celle du peuple français (moins de 10 % de Français se déclaraient prêts à voter pour lui s’il se présentait [ 22]…),n’était pas en reste sur ses appréciations à propos du Togo, dans un sens plus nuancé. « Le Togo doit avoir confiance en lui…» déclarait-il aublogueur togolais Innocent AZILAN, en marge du sommet de la Francophonie, le 26 novembre 2016 à Madagascar : « Nous avons confiance dans le peuple togolais pour prendre son destin en main et aussi pour faire son propre développement » […] « chaque peuple doit avoir confiance en lui, et ça vaut autant pour le Togo que tous les autres pays d’Afrique. Chaque peuple doit mobiliser toutes ses forces et tous ses atouts pour réussir ».
Ce que n’ont pas compris le président français et son premier ministre, enfermés dans leurs palais, très loin du peuple, du monde réel et des populations en souffrance, c’est qu’au Togo il existe des combattants défenseurs de la Liberté que manuel VALLS a choisi de rencontrer, presque en catimini, lors de son voyage en terre togolaise, car ils ne font pas partie de son monde.
Pour ceux-là : « La conscience citoyenne nous demande de changer le système. On ne négocie pas la liberté. » [ 23] Ils savent aussi que ceux qui font taire les médias, n’ont d’autre but que d’empêcher la manifestation de la vérité. Une fois celle-ci bâillonnée on s’approche dangereusement d’une société qui ne ressemble plus à la démocratie. Ce qui est déjà le cas au Togo !
Aussi le premier devoir du moment, pour l’ensemble des citoyen.ne.s et démocrates togolais est de soutenir sans appel l’initiative prise par les nombreuses organisations de la société civile qui appellent à s’opposer avec force et détermination à cette nouvelle forfaiture du pouvoir et de prendre toutes formes d’initiatives appropriées pour la réouverture, sans préalables ni conditions, de tous les médias togolais au-delà même du cas de La Chaine du Futur (LCF) et Radio City Fm. FF
François Fabregat, Journaliste Indépendant
Afrocentricity Think Tank
12 février 2017
Notes:
1- Médiacratie est un terme relatif à l’importance de la maîtrise et du contrôle des moyens de communication par le gouvernement. L’usage du terme médiacratie est souvent utilisé relativement à l’influence des médias dans l’élaboration des convictions politiquesdes citoyens et à la suprématie des médias sur la politique. Il sous-entend une connivence entre le pouvoir politique et les médias conduisant une certaine forme de « néo-totalitarisme ». Les récentes décisions de la HAAC semblent confirmer ce néologisme.
2- AMNESTY International : « Togo. Le retrait des fréquences de deux médias est une attaque contre la liberté d’expression », AMNESTY.org, 6 février 2017 : https://www.amnesty. org/fr/press-releases/2017/02/togo-le-retrait-des-frequences-de-deux-medias-est-une-attaque-contre-la-liberte-dexpression/
3- Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : « COMMUNIQUE DE PRESSE N° 7 » : HAAC-Togo, 8août 2016 :http://www.haactogo. tg/wp-content/uploads/2016/08/COMMUNIQUE-DE-PRESSE.pdf, consulté le 10 février 2017
4- Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : « COMMUNIQUE DE LA HAAC N° 10 », HAAC-Togo, 9septembre 2016 :http://www.haactogo. tg/wp-content/uploads/2016/09/num%C3%A9risation0029.jpg
5- Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : « COMMUNIQUE DE LA HAAC – Rappel aux médias retardataires », HAAC-Togo, 27 décembre 2016 : http://www.haactogo. tg/wp-content/uploads/2017/01/communiqu%C3%A9-de-la-HAAC.pdf.pdf , consulté le 10 février 2017
6- « Les ennemis de la liberté de presse au Togo : Sodja Sallah, le retraité mercenaire en mission barbouze à la Haac », L’ALTERNATIVE, publié par Icilome.com, 9 Février 2017, http://news.icilome. com/?idnews=833126&t=les-ennemis-de-la-liberte-de-presse-au-togo–sodja-sallah,-le-retraite-mercenaire-en-mission-barbouze-a-la-haac , consulté le 10 février 2017
7- Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : « Règlement intérieur de la HAAC », HAAC-Togo, 31 octobre 2016, Lois et Règlements, http://www.haactogo. tg/?p=2696 , consulté le 10 février 2017
8- ANC-TOGO : « L’ANC dénonce la loi liberticide sur la HAAC », ANC Togo, 20 février 2013 : http://www.anctogo. com/lanc-denonce-la-loi-liberticide-sur-la-haac-9732, consulté le 10 février 2017
9- André ADAISSO : « Togo: deux médias privés interdits d’émission par la Haac », BENINWEBTV.com, 7 février 2017 : https://beninwebtv. com/2017/02/togo-deux-medias-prives-interdits-demission-haac/ – voir aussi « La lettre intégrale de Zeus Aziadouvo de la HAAC », in beninwebtv.com, 7 février 2017 : https://beninwebtv. com/2017/02/togo-deux-medias-prives-interdits-demission-haac/, consulté le 10 février 2017
10 – Godwin TETE, « TOGO : LA CONFÉ RENCE NATIONALE SOUVERAINE (CNS) (JUILLET / AOÛT 1991) », CVU Togo Diaspora [En ligne] 8| 2013, mis en ligne le 08 Juillet 2013, consulté le 09 février 2017. URL : http://cvu-togo-diaspora. org/files/2013/03/Conference-Nationale-Souveraine.pdf, consulté le 10 février 2017
11- Brice RAMBAUD, « La presse écrite togolaise, acteur et témoin de l’ère Eyadéma (1967-2005) », Transcontinentales [En ligne], 2 | 2006, document 5, mis en ligne le 30 septembre 2012, consulté le 08 février 2017. URL : http://transcontinentales.revues. org/415, consulté le 10 février 2017
12- LeTogoVi : « Un coopérant militaire français menace un journaliste Togolais », LeTogoVi, Mise en ligne le 10 août 2010, https://www.youtube. com/watch?v=wcVvyhgu_2M, consulté le 10 février 2017
13- Ibid.
14- Didier LEDOUX : « Togo. Cascade de procès contre la presse, la liberté en danger », L’Humanité.fr, 30 Août 2010 :http://www.humanite. fr/node/444658 , consulté le 10 février 2017
15- Fédération Internationale des Journalistes (FIDJ) : « La FIJ Condamne l’Agression d’un Photoreporter au Togo », NEWSPRESS, 6 juillet2012 : http://www.newspress. fr/Communique_FR_256135_2412.aspx, consulté le 10 février 2017
16- « Togo : le mensuel “La Nouvelle” interdit de parution par la HAAC », FRENCH. NEWS.Cn, 17 juillet 2012 : http://french.news. cn/afrique/2012-07/17/c_131721467.htm, consulté le 10 février 2017
17- I.K : « Liberté de presse en danger : Le confrère Robert Avotor de L’Alternative torturé par des gendarmes », ICILOME, 8 février 2017, http://news.icilome. com/?idnews=833094&t=liberte-de-presse-en-danger–le-confrere-robert-avotor-de-l-alternative-torture-par-des-gendarmes , consulté le 10 février 2017
18- Justin ANANI : TOGOVISIONS.com : « Affaire de 400.000Frs distribués à certains journalistes du privé : Pitang Tchalla confirme la forfaiture et parle de récompense pour « service rendu » », in Icilome.com, 5 Février 2017 : http://news.icilome. com/?idnews=833018&t=affaire-de-400.000frs-distribues-a-certains-journalistes-du-prive–pitang-tchalla-confirme-la-forfaiture-et-parle-de-recompense-pour-service-rendu-, consulté le 10 février 2017
19- Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : « Communiqué relatif à l’aide de l’Etat à la presse », in haactogo.tg, 8 août 2016 : http://www.haactogo. tg/wp-content/uploads/2016/10/Communiqu%C3%A9-sur-laide-%C3%A0-la-presse-1.pdf, consulté le 10 février 2017
20- Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : « Communiqué de la HAAC : Condamnation des dérives », in haactogo.tg, 3janvier 2017 : http://www.haactogo. tg/wp-content/uploads/2017/01/Communiqu%C3%A9-HAAC-2-janvier-2017.pdf , consulté le 10 février 2017
21- Claude AMEGANVI : « Claude Améganvi se félicite de la défaite de Manuel Valls au premier tour de la primaire en France », IciLome, 24 Janvier 2017, http://news.icilome. com/?idnews=832649&t=claude-ameganvi-se-felicite-de-la-defaite-de-manuel-valls-au-premier-tour-de-la-primaire-en-france, consulté le 10 février 2017
22- Bouvet, B. (2016). « Au plus bas dans les sondages, François Hollande se pose en rassembleur ». In Journal La Croix et AFP.12 novembre 2016. Consulté le 10 février 2017, voir http://www.la-croix. com/France/Politique/Au-plus-dans-sondages-Francois-Hollande-pose-rassembleur-2016-11-12-1200802607
23- « Me Apedo Amah a trouvé un nom au mal qui mine le Togo », TOGOTOPINFOS, le 6 février 2017, http://www.togotopinfos. com/2017/02/06/me-apedo-amah-a-trouve-un-nom-au-mal-qui-mine-le-togo/, consulté le 10 février 2017























