Un regroupement d’organisations de la société civile togolaise réclame la libération du Pasteur Edoh Komi, Président du Mouvement Martin Luther King, incarcéré depuis le 10 mars 2016.

Des OSC réclament la libération du pasteur Edoh Komi du MMKL | Capture d'écran : Togovisions
Des OSC réclament la libération du pasteur Edoh Komi du MMKL Voir vidéo ci-dessous | Capture d’écran : Togovisions

Pour rappel, le 10 mars 2016, le Mouvement Martin Luther King et la famille de Djogbessi Akossiwa, une jeune femme retrouvée morte le 15 janvier 2015 dans le puits de la maison d’un Nigérian Ibo dénommé Christian, voulaient manifester devant le ministère de la justice pour réclamer la transparence dans le traitement judiciaire de l’affaire.

La manifestation fut interdite mais le Pasteur Edoh Komi a été convoqué le jour même à la Direction Générale de la Police Judiciaire à Lomé. Il fut déposé le lendemain à la prison civile de Lomé.

D’une source de l’administration pénitentiaire, Edoh Komi à son arrivé à la prison, le sieur Balaka, un des chefs des Surveillants de l’Administration Pénitentiaire (SAP), a ordonné et demandé que le pasteur soit enfermé dans la cellule extension appelée « prévenu » où se trouvent des détenus gangsters, des bandits de grand chemin, des vrais assassins et criminels endurcis. Plus de 120 détenus Ils dorment tous debout depuis des mois voir des années dans cette cellule de 2,25m/4.5m.

Mais contre toute attente, certains SAP ont tout simplement refusé d’enfermer le pasteur Edoh Komi dans cette cellule, en disant que le pasteur Edoh Komi n’est pas du tout un délinquant, ni un criminel. « La voix des sans voix » a passé finalement passé sa première nuit dans la cellule du bâtiment E2B appelé communément à la prison « étage 2 bis». Cette cellule n’est pas meilleure, mais elle fait de 2,15m/3,5m loge plus de 47 détenus.

Le pasteur Edoh Komi a été mis en cage, parce que le procureur de la République et par extension, le ministre de la Justice, lui reproche d’avoir outragé la magistrature Togolaise. Les OSC soutiennent le Pasteur Edoh Komi et dénoncent un musellement de la société civile et le rétrécissement des libertés individuelles et collectives au Togo.

Source : [14/03/2016] Togovisions + La Nouvelle