On le dit souvent, mais des gens pensent que ce n’est pas une réalité le comportement incivique et de gangster de certaines agents des forces de sécurité dans notre petit pays, le Togo.

Ce lundi 14 mars 2016 à 12h36 sur la rue de France à Dékon au centre ville de Lomé, la capitale togolaise, nous avons été témoin oculaire d’une scène hallucinante. Deux policiers en moto, armés jusqu’aux dents comme si nous sommes dans un pays en guerre, ont poursuivi un motocycliste qui roulait sans plaque d’immatriculation sur sa moto.
Intercepté à un arrêt, l’un des policiers « Rambo » a tout suite saisi la clé de la moto. Le propriétaire de la moto a alors sorti les pièces justificatives de la moto qui prouvent qu’il a acquit l’engin seulement 3 jours auparavant, le vendredi 11 mars 2016, et qu’il a un rendez-vous le jeudi 17 mars 2016 pour obtenir sa plaque d’immatriculation.
Malgré ces preuves irréfutables, les deux surper- policiers « Terminator » ne veulent rien entendre, ni comprendre. Et ils ont commencé à menacer les gens avec leurs armes à feu, chargées. Il a fallu que le pauvre propriétaire de la moto donne l’argent à ces policiers corrompus, même s’il est son droit, avant ceux-ci ne laissent la moto et s’en aillent à 12H58. Vingt bonnes minutes de palabres inutiles sous des menaces d’armes pour extorquer un pauvre citoyen !
Un drame inutile aurait pu arriver, si ces policiers au comportement répréhensibles déchargeaient leurs armes « par accident » comme ils l’ont l’habitude de le faire, sur les citoyens ou sur le pauvre propriétaire de la moto !
Voilà encore une fois, à quoi rime le comportement de certains corps habillés véreux qui ternissent l’image de l’ensemble des forces de sécurité et de défenses du Togo.
Nous interpelons le ministre en charge de la sécurité, le colonnel Yark Damehane et les hiérarchies de la police nationale, de revoir les agissements et comportements désolants de certains de leurs éléments, qui une fois armés et dans leurs tenus sales et délavées, se croient tout permis et mettent sérieusement la vie de la population en danger.
Source : [14/03/2016] La Nouvelle























