Les Togolais ne s’attendaient pas à voir le ministre « grand format » de si tôt. On se rappelle toutes les gymnastiques, acrobaties et contorsions auxquelles s’adonnent chaque fois les juges pour le maintenir longtemps au cachot.

Contre toute attente, Mandja Bodj a été libéré samedi après avoir passé 18 mois, soit 525 jours à la prison civile de Tsévié pour une affaire d’escroquerie « inter-gnassionale ». On n’oublie pas les 8 mois qu’il a passé gratuitement à la « moustiquerie » nationale, pardon, à la Gendarmerie nationale.
La nouvelle s’est vite répandue à Lomé comme une trainée de poudre. Mais les Togolais étant devenus des Saint Thomas ne voulaient pas croire à leurs « oreilles ». Ils se sont transportés au domicile de l’ancien bras droit de « Faure-vi » pour le voir de leurs propres « oeils ». Eh bien, ce n’est pas la photocopie de l’ancien ministre mais Pascal Akoussoulèlou Bodjona lui-même en « chair et en masse » qu’ils ont vu. Malgré les rigueurs carcérales, il a gardé son embonpoint d’antan.
Parmi la foule qui s’est précipitée à son domicile, il y avait du fan club de l’ancien ministre. Hé, il fallait voir. C’était comme une campagne présidentielle bis. Des groupes chocs qui n’avaient « rignin » à envier à ceux qui existaient au temps de Gnassingbé père, se sont spontanément formés. Une grande caravane a été improvisée et a accompagné l’ancien numéro 2 de la République jusqu’à son domicile. De quoi faire pâlir de jalousie ses ennemis qui voulaient le voir moisir en prison.
Mais quelle mouche tsé-tsé a piqué les juges pour qu’ils se décident à libérer finalement le Gros ? Le 3 février 2016, la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Lomé rejetait la requête de ses conseils visant à constater la violation de ses droits. Puis trois plus tard, on le libère. Vous y comprenez quelque chose ? Cette libération surprise, intervient quatre jours avant l’audience devant la Cour de Justice de la Cédéao très attendue par les avocats de la défense. Ceux qui savent lire dans une boule de cristal croient savoir que l’Etat togolais a préféré la petite honte que la grande honte. Vous avez dit que vous pouvez non, « pouvez » maintenant. Hihihi !
Source : Liberté























