Siège de de l'OTR, Lomé, Togo | Photo: DR
Siège de de l’OTR, Lomé, Togo | Photo: DR

Au Togo, la loi de finances, exercice 2026, fixe à 1 338,9 milliards FCFA l’objectif de mobilisation des recettes fiscales. Ce montant marque une progression significative par rapport aux 1 208,3 milliards FCFA inscrits dans les prévisions initiales de 2025, soit une hausse annuelle de 10,8 %. Cette trajectoire ascendante constitue le premier test majeur pour Yawa Tségan, nommée commissaire générale de l’Office togolais des recettes (OTR) en octobre 2025.

Dans un contexte de consolidation budgétaire et de pression accrue sur les ressources internes, les recettes fiscales demeurent le pilier central du financement public. Elles devraient représenter plus de 82 % des recettes budgétaires, loin devant les recettes non fiscales, attendues à 109,6 milliards FCFA, et les dons-projets, estimés à 166,9 milliards FCFA.

Pour l’exercice 2026, les ressources totales de l’État sont évaluées à 2 751,5 milliards FCFA. Le budget général en concentre l’essentiel, avec 2 702,9 milliards FCFA, répartis entre 1 615,4 milliards FCFA de recettes budgétaires et 1 087,5 milliards FCFA de ressources de trésorerie. Les comptes spéciaux du Trésor devraient, quant à eux, mobiliser 48,7 milliards FCFA.

Dans le détail, les projections indiquent que les impôts devront générer environ 700 milliards FCFA, tandis que les douanes et droits indirects sont attendus à hauteur de 638,8 milliards FCFA. Ces ressources fiscales devraient ainsi représenter près de 48,7 % du budget général annuel.

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de l’exercice précédent. En 2025, l’OTR s’était vu assigner un objectif de 1 208,3 milliards FCFA, en hausse de 8 % par rapport à 2024. Les impôts devaient alors contribuer à 595,7 milliards FCFA, contre 612,6 milliards FCFA pour les douanes et droits indirects.

Pour atteindre les objectifs fixés en 2026, l’OTR devra intensifier les réformes engagées ces dernières années. Le renforcement du civisme fiscal, la lutte contre l’évasion fiscale et surtout la digitalisation des procédures de collecte figurent parmi les leviers clés. L’accélération de la modernisation des services vise à simplifier les démarches des contribuables, réduire les délais de traitement et améliorer l’efficacité globale de la mobilisation des recettes.

Source: LeCorrecteur.tg