Illustration seulement : iStock
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Les Technologies de l’information et de la communication sont à l’avant-garde du développement. Dans tous les coins et recoins de la planète, l’ordinateur a damé le pion à tous les autres systèmes d’information. Tant et si bien que les jeunes se demandent ce que serait le monde sans l’ordinateur. Au CHR de Kara Tomdè, il y a un directeur général, Batassaminzoué Brice Bekeli dont les actes frisent le vol, pour ne pas dire l’arnaque.

Notre directeur de publication, lors d’un récent voyage au pays de l’oncle Sam, est revenu avec un ordinateur portable de dernière génération. L’appareil lui est revenu, tous frais inclus, à moins de 500.000 FCFA. Mais apparemment, le directeur de l’hôpital de Kara Tomdè aurait une entreprise dont les prix défient la concurrence. Savez-vous qu’au Togo, on peut trouver une paire d’ordinateurs à 16 millions de FCFA ? Vous ne rêvez pas, il suffit de vous adresser au directeur général de cet hôpital pour vous en rendre compte. On se demande ce qu’en penserait Bill Gates, le créateur Windows.

Le Togo, pays de « tout est possible », est devenu un territoire où le prix des ordinateurs connaît une flambée exponentielle. Pendant qu’à Togo Télécom et Café Informatique, les prix des unités centrales devant servir de serveurs ne dépassent pas le million, Brice Bekeli, le Directeur général de l’hôpital de Kara Tomdè, du nom de cette ville togolaise qui se veut autonome, prend ses aises et décrète des prix de vente des ordinateurs selon ses humeurs et intérêts.

Deux ordinateurs à 16 millions ! Même dans une situation monopolistique, les prix ne peuvent pas grimper à ce point. Dans les structures étatiques, beaucoup sont ceux qui veulent maximiser les profits aux dépens des citoyens. Mais quand- même ! La majoration de prix a des limites, et si un directeur général franchit le rubicond, il revient aux contrôleurs d’Etat, bien que ce directeur ait pris soin de faire de la diversion, d’oser s’aventurer sur ce terrain pour mettre le grappin sur ce fonctionnaire indélicat.

Possible qu’il dispose de relations, mais à l’heure de la reddition des comptes, peu importe qu’on soit frère du président de la République ou militant de première heure d’un parti politique. Lorsqu’on a pris des largesses avec les finances du pays, on doit rendre compte. Les agents de la santé en savent quelque chose. De même que ceux des douanes, et ce n’est pas un petit directeur général d’hôpital qui viendra divertir l’assemblée.

Source : Liberté