Le conflit : une bombe à retardement

Comme expliqué plus haut, la parcelle attribuée à la veuve Meya Agoss est de 16m sur 57,50m. Feu Meya Agoss, l’une des quatre femmes du vieux propriétaire, a donc cinq enfants. Tous sont aujourd’hui décédés. Il s’agit de feu Urbano, Horatio, Cecilia, Clémentino et Ernesto Olympio.

Seulement voilà, l’un des cinq héritiers, feu Urbano Olympio a transformé en 1980 la parcelle en question en boutiques et magasins, percevant seul les loyers. Cette situation a duré 26 ans. Vingt six ans de gestion calamiteuse et sans partage. Même sa nièce Bénédicta Olympio, la fille à son petit frère Horatio, qui a pris une de ses boutiques, payait le loyer.

Toutes les tentatives et démarches de règlement à l’amiable ont échoué. Même les réunions à répétition de la grande famille Olympio n’ont rien donné. Urbano Olympio était resté intransigeant. Bénédicta Olympio refusa alors de continuer de payer le loyer de sa boutique à son oncle.

La bataille judiciaire

Les enfants des quatre héritiers mécontents de leur oncle Urbano amènent l’affaire à la justice. Le tribunal saisit le cabinet FICAO qui commet un expert pour faire le compte des loyers perçus de 1980 au 31 Décembre 2006.

Se fondant sur le rapport d’expertise, la justice avait condamné Urbano Olympio aujourd’hui décédé à restituer les loyers perçus qui s’élevaient à 38.712.350 F CFA au 31 décembre 2006. Ce montant ajouté aux arriérés de loyers de 3.327.450 F CFA dus par Bénédicta Olympio fait augmenter la somme totale à 42.039.800 F CFA, à partager entre les cinq héritiers.

Sans arriver à restituer la somme sus mentionnée, Urbano Olympio rendit l’âme en janvier 2006 laissant la gestion de ce litige comme héritage à sa femme et à ses enfants.

Une partie de la parcelle occupée par des revendeurs | Photo : Corps Diplomatique
Une partie de la parcelle occupée par des revendeurs | Photo : Corps Diplomatique