
Selon le rapport de Transparency International rendu public mardi 10 février 2026, la corruption reste endémique au Togo. Il classe le pays de Faure Gnassingbé 120e sur 182 avec un score de 32 points sur 100. Selon le Baromètre mondial de la corruption (BMC) cité par Transparency International, 57% des Togolais pensent que la corruption a augmenté au cours de ces 12 derniers mois. 32% des usagers des services publics ont versé un pot-de-vin au cours des 12 derniers mois. Cette situation alarmante se nourrit de l’impunité des actes de corruption et la faible application des lois anti-corruption, les lourdeurs administratives et la petite corruption dans les services publics, la faible capacité des pouvoirs publics à neutraliser les réseaux de blanchiment de capitaux et une vulnérabilité élevée des assujettis, l’absence de coordination entre les organes de l’Etat chargés de lutter contre la corruption, la fragilisation de l’Etat de droit.
Malgré ce tableau peu honorable, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) qui deviendra Haute autorité pour la transparence et l’intégrité dans la gestion publique (HATIC) censée faire efficacement face à ce fléau, continue de briller dans le folklore et le gaspillage. Elle a lancé jeudi, 5 mars 2026 une série de conférences à l’Université de Kara pour dit-on , sensibiliser les étudiants aux valeurs d’intégrité, de transparence et d’honnêteté. L’objectif est de former les futures élites de l’administration publique et privée à une gestion rigoureuse et éthique des affaires publiques. « La HAPLUCIA veut contribuer à la formation des futurs cadres du pays sur les méfaits de la corruption afin de bâtir une génération plus intègre‘‘», a indiqué Kimelabalou Aba, Président de l’institution. Ceci fait suite à la série consacrée aux établissements scolaires.
Comment peut-on lutter contre la corruption lorsque les premiers responsables du pays s’opposent à toute initiative dans la transparence de la gestion de la chose publique ? Comment peut-on lutter contre la corruption lorsque les premiers responsables du pays refusent de déclarer leurs biens et avoirs?
Comment peut-on lutter contre la corruption lorsque les premiers responsables du pays sont dans la concussion et l’enrichissement illicite et sauvage au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés. Les élèves et étudiants n’ont pas de modèles d’intégrité et ne pourront devenir exemplaires dans un pays où les dirigeants font la promotion de la corruption.
A la fin , HAPLUCIA nous embrouille avec son système pour reprendre Omar B , l’artiste togolais de regrettée mémoire.
Honoré Adontui
Source: LeCorrecteur.tg























