CHAN 2016 : Mali vs Ouganda (2-2) | CAF
CHAN 2016 : Mali vs Ouganda (2-2) | CAF

Le CHAN Orange 2016 a réservé le meilleur pour le dernier match de la première journées, tous groupes confondus. Mali – Ouganda a été un grand moment de football, par son intensité, par l’engagement des joueurs, par leurs qualités techniques, par leur intelligence collective et la volonté permanente d’aller droit au but. Un engagement total qui a séduit le public de l’Umuganda stadium de Rubavu et tous ceux qui ont suivi la rencontre devant leur écran de télévision. Il n’y eut au final qu’un seul vainqueur, le jeu, les deux équipes se séparant sur un score de parité (2-2) et on était heureux tant on ne pouvait, on ne devait les départager.

Les Ougandais du Serbe Milutin Sredojevic furent les premiers à ouvrir le score sur un coup franc par le capitaine Farouk Miya sur le bord de la touche, dans le couloir de gauche, il adressait une balle en or qu’Erisa Sekisambu, bien pacé devant la cage de Djigui Diarra, allait chercher très haut dans le ciel avant de le catapulter dans la cible (12’). Une minute plus tard le scénario identique faillit se renouveler pour les Ougandais.

Le jeu s’emballait de part et d’autre et les Maliens répliquaient au but des Cranes par un but différent mais tout aussi pur dans sa réalisation, Un centre en retrait de Lassana Samaké en direction de Sékou Koïta qui fait un petit crochet pour trouver le bon angle, croise parfaitement son tir qui trompe Isima Watenga dont la main n’était pas loin de toucher le ballon. Tir millimétré. Les deux équipes se retrouvaient à égalité (24’). Les occasions se multipliaient de part et d’autre comme sur cette frappe-canon de Robert Ssentongo qui contraignait Djidui Diarra à un réflexe formidable, Diarra le capitaine de l’équipe du Mali troisième de la dernière Coupe du monde U-20, il y a quelques mois en Nouvelle-Zélande. Les Ougandais reprenaient l’avantage sur un pénalty avant la mi-temps. Une bousculade de Ssekisambu par Sékou Diarra. Le capitaine Farouk Miya transforme en prenant à contre-pied le gardien des Aigles. Il tire à gauche alors que le dernier rempart des Aigles a décollé sur sa droite.

Les 22 acteurs vont-ils baisser de pied passé la mi-temps. Que nenni. Le duel est tout autant engagé. Ce football respire la maturité, mélange de puissance et de finesse. Pas le moindre temps mort dans la droite ligne des quarante-cinq premières minutes. Et, fort justement, les Maliens égaliseront pour la deuxième fois par Hamidou Sinayoko. Un centre puissant, parti de la droite dans la surface de réparation, qui passe devant la ligne de but avant d’être repris par Hamidou Sinayoko au pied du montant gauche du but de Mathias Kigonya (60’).

Un match largement au niveau des meilleurs d’une CAN. On savait l’Ouganda en gros progrès et les ressources étonnantes du football malien présent sur tous les fronts. Aucun professionnel dans les rangs de clubs dont peu soupçonnent l’existence. Onze Créateurs, AS Korofina, Jeanne d’Arc, par exemple, au Mali. Bright Stars, Lweza, Proline, en Ouganda. Que ceux qui critiquent le CHAN viennent au Rwanda. Il est encore temps.

Source : [20/01/2016] CAF