
«…En se rendant à Lomé pour le supposé 9e Sommet panafricain, et en manquant de courage pour répéter tout le mal qu’il disait du régime togolais, confirmant par là que n’est pas forcément panafricaniste tout aventurier qui le proclame, Franklin Nyamsi a définitivement choisi la voie de l’indignité et fait tomber le masque pour montrer aux Africains qu’il n’est qu’un escroc et grand ennemi du vrai panafricanisme…»
Voilà ce que nous écrivions le 22 décembre 2025 dans le journal Liberté N° 4059 pour dénoncer le comportement indécent du «panafricaniste», le Franco-Camerounais, Franklin Nyamsi qui, sur les traces de son compatriote Alain Foka, avait choisi, tous frais payés sur le dos du peuple togolais, de se rendre au sommet prétendument panafricain de Lomé, qui s’était tenu du 8 au 12 décembre 2025. La lune de miel à l’époque, entre Franklin Nyamsi, Robert Dussey et Faure Gnassingbé, semblait être au beau fixe, et du côté de l’entourage du dictateur togolais on se frottait les mains pour avoir réussi à attirer dans la nasse quelqu’un qui pouvait désormais, par ses tours de passe-passe indignes, transformer un dictateur, aux mains tachées de sang de ses compatriotes, en démocrate et peindre une gouvernance politique démocratique en régime de dictature, avec des arguments fallacieux dont il a le secret.
Aujourd’hui, près de huit (8) mois après, Franklin Nyamsi semble être revenu à de meilleurs sentiments pour enfin reconnaître ce que les Togolais, les plus concernés par les problèmes politiques de leur pays, dénonçaient et dénoncent toujours, à savoir, Faure Gnassingbé n’est qu’un usurpateur qui s’accroche au pouvoir sans aucune légitimité de la part de son peuple. Il saute aux yeux de tout observateur intelligent et digne que l’habit du panafricanisme qu’il s’est cousu ne lui convient guère, car justement toutes les gesticulations éhontées de la part du coursier du «prince-», Robert Dussey, et du concerné lui-même, ne visent qu’à tromper l’opinion africaine, aveuglée par la fièvre du «panafricanisme» sur les réseaux sociaux, pour ne jamais quitter le pouvoir, malgré le grand rejet dont il fait l’objet de la part de ses compatriotes. Qu’est-ce qui peut expliquer le revirement de Franklin Nyamsi, qu’est-ce qui pourrait être le déclic pour le retournement de veste de notre fameux «panafricaniste» contre son payeur d’hier? Est-il sincère dans son nouveau rôle de soutien au peuple togolais, ou est-il en train de faire monter les enchères, comme le pensent déjà certains compatriotes de la diaspora, pour qu’à sa prochaine villégiature à Lomé, Robert Dussey lui tende une enveloppe plus conséquente?
En tout cas, quelles que soient les raisons de la prise de conscience soudaine du professeur et quel que soit le degré de sa sincérité qui se saura tôt ou tard, le Camerounais aura au moins eu le mérite d’avoir été attentif aux critiques des Togolais pour son comportement aux antipodes d’un vrai panafricanisme; ce que son compatriote, escroc de la plume et du verbe, Alain Foka, n’a pas, ou n’a pas encore fait, après avoir été vomi par le peuple du Togo pour ses malencontreux projets destinés à pérenniser la dictature des Gnassingbé. Malgré tout ce qu’on peut dire ou argumenter, il reste certain qu’en Afrique, il est connu de presque tout le monde que nos cousins Camerounais font beaucoup plus de zèle quand il s’agit surtout de parler de la situation politique des autres pays, alors que leur terre natale, le Cameroun, dirigée par un sénile qui prit le pouvoir quand notre génération entamait sa deuxième année à l’université, en novembre 1982, est aujourd’hui le résumé de toutes les bêtises humaines imaginables sur le terrain de la gouvernance politique en Afrique noire. Surfant sur le fameux panafricanisme à la mode, Alain Foka, Nathalie Yamb, Franklin Nyamsi, pour ne citer que ceux-là, ont fait de l’Afrique de l’ouest leur terrain de prédilection.
«On ne déjeune pas avec le diable, même avec une longue cuillère», disait en 1985 l’homme politique français aujourd’hui disparu, Raymond Barre. Le régime Togolais autour de Faure Gnassingbé qui est prêt à faire confiance à tous les aventuriers sans scrupules de ce monde pour conserver le pouvoir politique, l’aura appris à ses dépens. S’appuyant sur la récente signature d’un accord de coopération et de défense entre le Togo et la Russie, Franklin Nyamsi estime que Faure Gnassingbé qui ne serait au pouvoir que par la force des armes, la force du tripatouillage constitutionnel, la force de la fraude électorale, ne serait pas en communion avec son peuple, dans un Togo ni réconcilié, ni rassemblé. «.…Je lui recommanderais de mettre en oeuvre très rapidement l’accord, parce que s’il traine dans la mise en oeuvre, l’ennemi ne va pas trainer, il va frapper le peuple et l’armée togolaise… Je demande au président Faure Gnassingbé d’envisager un Togo qui ne soit pas dirigé par lui; d’envisager un véritable dialogue, une véritable réconciliation nationale…»
L’ami d’hier de la dictature prend aujourd’hui fait et cause pour le peuple togolais et demande à Faure Gnassingbé de revenir à la raison en desserrant l’étau sur son peuple et en débarrassant le plancher. Même si le caractère versatile de l’homme n’est plus à démontrer, cette vérité crue à la face du pouvoir corrompu de Lomé, martelée et dénoncée par les Togolais depuis des lustres, devrait faire très mal dans l’entourage du fils à papa. Mais une chose est sûre et certaine: le professeur franco-camerounais prédit des jours pas très réjouissants pour Faure Gnassingbé et son régime.
Samari Tchadjobo
Allemagne























