Me Aminata Barry est la fille de Barry Diawadou, victime du tristement célèbre camp Boiro, sous le règne de Sékou Touré.

Diawadou Barry fût l’un des père fondateurs de l’indépendance en Guinée, ancien ministre et ambassadeur, avant de se brouiller avec Ahmed Sékou Touré. Il a été emprisonné dans le tristement célèbre camp Boiro en 1969 et fusillé dans la même année. Son corps n’a jamais été retrouvé. Les organisations de défense des droits humains estiment que quelques 50 000 personnes sont mortes dans le camp Boiro.

Comme Aminata Barry, les autres parents, enfants, épouses et quelques survivants se sont réunis au sein de l’Association des victimes du Camp Boiro. Depuis sa création en 1985, l’Association des victimes du camp Boiro revendique en vain la restitution des charniers où sont enterrées les victimes. Ils ont également demandé le marquage des lieux de crime par des stèles.

Le sinistre Camp Boiro sous Sékou Touré | Crédit : Campboiro.org
Le sinistre Camp Boiro sous Sékou Touré | Crédit : Campboiro.org

C’est finalement en janvier 2016 que la première pierre a été posé pour la construction d’un stèle sur le site du camp Boiro. L’association travaille également avec les victimes des autres tragédies en Guinée comme celle de la répression au Stade du 28 septembre sous le régime de Dadis Camara.

Me Barry a écrit trois livres pour retracer l’histoire de sa famille et son combat pour plus de justice en Guinée. Droit Libre TV l’a rendu visite pour une interview.

Scène de décapitation au Camp Boiro Guinée sous Sekou Touré | Photo : Campboiro.org
Décennie 1970, la Guinée sous Sékou Touré et PDG du Camp Boiro : Un « escadron de la mort » (trois Gendarmes et deux miliciens) pose devant le corps d’un prisonnier décapité à l’aide d’une hache. Un second prisonnier, menotté, ligoté et tenu en laisse par une corde, tient la tête de son infortuné compagnon. Il s’agit ici probablement d’un assassinat rituel car les perpétrateurs s’apprêtent à faire bouillir la tête dans la marmite posée à même le sol. Le deuxième homme à partir de la droite est feu Adjudant-chef Mamadou Dian Diallo, de Yemberen, Mali, descendant de Karamoko Alfa mo Labé, frère cadet de Thierno Mamadou Saliou. Les autres membres de l’escouade restent à identifier | Crédit : Campboiro.org

Source : Droit Libre TV + 27avril.com + campboiro.org