« Fuck ! » semble dire le président béninois sortant, Boni Yayi, sur la photo ci-dessus | The Burton Wire
« Fuck ! » semble dire le président béninois sortant, Boni Yayi, sur la photo ci-dessus | The Burton Wire

Faire un remaniement ministériel, à trois semaines de la fin de son mandat ?! Certains peuvent croire à une anecdote. Mais, c’est bien la réalité. Et ça se passe à côté, au pays de nos voisins qui adorent les prénoms français terminés par « in » ou « ien » tels que Damien, Donatien, Flavien, Gantin, Martin, Benjamin…

Eh bien oui, alors que tout le Bénin était plongé dans la fièvre électorale, l’attention des candidats et de tous les citoyens était retenue par les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, « amédaho » (monsieur) Boni Yayi a décidé de changer son « gouverne et ment ». C’était jeudi passé. Tout comme la précédente, la nouvelle équipe est composée de vingt-huit (28) ministres. Il a enlevé six d’entre eux qu’il a remplacés par autant de nouveaux. Parmi les ministres entrants, on compte trois nouveaux ministres d’Etat. Les dernières passations de charge ont eu lieu lundi.

En apprenant la nouvelle, certains ont commencé à raconter que peut-être que le gars a encore fait natation dans quelque chose – suivez les regards – ou bien a vu passer une cargaison de « kpétéchi » (alcool local) avant de prendre une telle décision. C’est à ne rien comprendre parce que, voyez-vous, c’est le 6 avril que son bail au palais de la Marina finit. Il avait moins de quatre semaines encore à y passer. Pour bien compter même, il doit déjà se conjuguer au passé composé dès le 20 mars lorsque le second tour aura lieu et permettrait d’élire entre Lionel Messi Zinsou et Patrice « TALONnade ». « Cet homme est dangereux », s’est écrié un de ses compatriotes qui relève que le gars est le principal danger pour la démocratie béninoise.

Au Bénin, des observateurs trouvent d’autres explications à son remaniement. On pense même qu’il a des « l’intentions inavouées » de troubler le cours des choses. Vous voyez là où se trouvent les aléas de la démocratie non ? Lorsqu’on vous disait que la démocratie, ce n’est pas un bon truc dans l’absolu, raison pour laquelle nous au 228, on a décidé de ne point lui donner de place, de vivre tranquillement sous le joug des pharaons « Gnassingbélandais », les gens nous condamnaient. Aujourd’hui ils doivent comprendre que la démocratie est parfois synonyme de pagaille. Nous ici, on préfère être dans l’ordre qu’incarne la dictature de « Woabé Faure».

Source : [15/03/2016] Liberté