
Juin-Juillet-Août-Septembre sont connus comme les moments des grandes fêtes traditionnelles au Togo. Duneyo(Grand Lomé), Epé Ekpe ou Ekpessosso (Lacs), Ayizan (Zio), Hogbezan(Yoto), Adzinoukouzan (Vo), Akpedazan(Bas Mono), AGBOGBOZAN (Haho), Odon-Itsu (Ogou), OVAZU (Wawa), KILIKPO (Tchamba), EVALA (Kozah), D’PONTR (Bassar), SINKARING (Binah), SINTOUDJANDJAGOU (Doufelgou), TINGBANPAB (Tône)…
Conçues comme symbole d’identité culturelle et transmission des valeurs , rites et traditions aux jeunes générations des différentes communautés, ces fêtes traditionnelles sont aussi des moments de retrouvailles et mobilisent les fils et filles des localités concernées. Mais leur politisation à outrance a fini par diviser profondément ces communautés. Dans cette approche biaisée, certains en profitent pour se remplir tranquillement les poches. Pourtant, ces fêtes font appel à la mobilisation d’importantes ressources financières à travers des sociétés d’État et privées ainsi des ressortissants de ces localités.
A la lumière des fonds débloqués pour festoyer, des projets de développement intégré peuvent contribuer durablement à relever certains défis liés à l’eau, l’électricité, les infrastructures socio-économiques et culturelles. C’est une alternative qui doit être prise en compte pour rassembler davantage autour de ces moments de retrouvailles. Certaines préfectures ont déjà essayé cette approche plus réfléchie dans un pays où tout est à refaire. Ces retrouvailles ne doivent plus être une occasion d’exhibitionnisme des costumes, robes et véhicules des gens heureux.
Honoré Adontui
Source: LeCorrecteur.tg






















