
La revanche France-Portugal ou un choc Messi-Ronaldo; Neymar contre Hazard ou Luka Modric face à l’Espagne ? La projection sur les quarts de finale de la Coupe du monde 2018 fait déjà rêver, avant les huitièmes, dès samedi, et il y aura forcément des surprises !
Dix Coupes du monde dans la première moitié de tableau (Brésil 5, Uruguay et Argentine 2, France), deux dans la seconde (Espagne et Angleterre), la première moitié de tableau est plus prestigieuse, mais ce n’est pas la légende qui joue…
Carré d’as
À lui seul le premier quart de tableau garantit une grande histoire de soccer. Quels que soient les vainqueurs de France-Argentine et Uruguay-Portugal, samedi, le quart de finale promet au choix la revanche de la finale de l’Euro 2016, remportée en France par les Portugais (1-0 a.p.) ou un choc cosmique entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo.
Sinon, cette partie a priori la plus indécise du tour final réserve un duel entre frères ennemis du Rio de la Plata (Argentine et Uruguay) ou un affrontement entre les deux grandes références défensives du Mondial, la France de Didier Deschamps et l’Uruguay d’Oscar Tabarez, ou encore un match « Atlético » Diego Godin contre Antoine Griezmann.
Vers un Brésil-Belgique ?
La Belgique d’Eden Hazard, qui a remporté tous ses matchs en Russie comme l’Uruguay et la Croatie, part largement favorite face au Japon, qualifié grâce à sa discipline : deux cartons jaunes de moins que le Sénégal (4 contre 6) avec lequel il était à égalité de points (4) et de buts marqués et encaissés.
Le Brésil de Neymar aura aussi les faveurs des pronostics contre le Mexique, frappé par le syndrome du « cinquième match », celui impossible à atteindre. « El Tri » vient d’échouer six fois de rang au stade des huitièmes.
Modric attend les Madrilènes
Équipe la plus séduisante depuis le début de la Coupe du monde avec les Diables rouges belges, la Croatie de Luka Modric a le mérite d’avoir dominé un groupe plus difficile (Argentine, Nigeria, Islande), passant notamment Messi et Cie au laminoir (3-0). Les maillots à damiers du stratège du Real Madrid semblent trop forts pour les Danois, mais il y a toujours des surprises en Coupe du monde, comme l’a rappelé l’élimination au premier tour de l’Allemagne.
Si elle gagnait, la Croatie trouverait sur son chemin vers une seconde demi-finale, après 1998, l’Espagne ou la Russie. La « Roja » est supérieure, mais elle a de mauvais souvenirs contre le pays organisateur, qui l’a battue en 1934, 1950 et 2002. Poussée par le stade Loujniki, la « Sbornaïa » a ses chances.
Une surprise
Le dernier quart de finale sera le plus inattendu dans un pan de tableau éclairci par l’échec de la « Mannschaft ». Ni la Suisse ni la Suède n’étaient attendues à ce niveau, mais les « Blagult » ont rayé huit Coupes du monde de la carte à eux seuls, éliminant l’Italie en barrages et l’Allemagne en poules. La « Nati » elle ne cesse de progresser autour de Xherdan Shaqiri et Granit Xhaka et rêve de gagner pour la première fois de son histoire un match à élimination directe en Coupe du monde.
Le vainqueur du huitième de finale surprise croisera ensuite l’Angleterre rajeunie ou la Colombie à maturité, le dernier des huitièmes de finale, mardi à 20 h (14 h, HE), entre deux équipes offensives plaisantes à voir jouer. Cette partie du tableau promet de toute façon un demi-finaliste surprise : l’Angleterre n’a plus atteint le dernier carré depuis 1990, la Suède depuis 1994, et ni la Suisse ni la Colombie n’ont jamais atteint ce niveau.
La règle du fair-play a éliminé le Sénégal et qualifié le Japon . La FIFA fera le bilan après le Mondial 2018
« Nous ferons le point après la Coupe du Monde » sur la règle du fair-play qui a éliminé le Sénégal et qualifié le Japon sur la base du nombre de cartons jaunes reçus lors de la phase de groupe, a expliqué la FIFA vendredi tout en assurant ne pas voir « le besoin de changer pour l’instant ».
« C’est la première fois que nous utilisons cette règle dans une Coupe du Monde senior, après l’avoir testée notamment dans les tournois de jeunes », a rappelé le responsable de l’organisation des tournois et des évènements à la FIFA Colin Smith, lors d’une conférence de presse de bilan de mi-Mondial.
« Bien sûr nous voulons éviter les situations où les équipes pensent » à leur classement, « nous pensons que les équipes doivent avancer en se focalisant sur leur propre performance et sur ce qui se passe sur le terrain », a expliqué Colin Smith.
« Le critère du fair-play est un critère additionnel très clair, nous pensons que le fair-play et le respect sur le terrain font totalement partie du soccer que nous souhaitons promouvoir et c’est pour cela que nous l’avons mis en place », a-t-il encore indiqué.
« Nous ferons le point après la Coupe du Monde, avec les retours que nous aurons sur les situations. Nous verrons ce qu’il est possible de faire sur le plan du fair-play mais pour l’instant on ne voit pas le besoin de changer les réglementations mises en place », a conclu Colin Smith en rappelant que ce critère avait été introduit dans les réglementations FIFA en 2015.
Source : AFP























