
Ils sont nombreux ces Togolais qui demandent des enquêtes de moralité sur ceux qui prétendent aux postes de responsabilité dans le pays. Mais comme le Togo est pris en otage par des individus peu scrupuleux, ces sollicitations n’ont jamais été satisfaites. Et le pays continue dans des dérives inimaginables. Le cas qui suit se déroule dans le canton de Nampoch dans la commune de Dankpen 1 au nord du Togo. Au cœur de cette affaire de mœurs se trouve un régent qui a été imposée aux populations.
Les faits
Djidjil Mami, une élève mineur âgée de 12 ans a été portée disparu dans le village de Sakponi dans le canton de Nampoch dans la préfecture de Dankpen, en août 2025. En réalité, la fille a été enlevée par un jeune homme d’une vingtaine d’année qui abusait d’elle. Il se passait pour le petit ami de la mineure. Les parents de cette dernière ont immédiatement saisi l’ONG Creuset-Togo qui a alerté la police de Guérin-Kouka.
Les enquêtes de la police et de l’ONG ont fini par révéler que c’est le jeune homme qui a enlevé la petite fille. Mais pris de peur, ce dernier a refusé de déférer à la convocation de la police. Ses parents ont donc sollicité l’aide du chef canton de Takpamba et du régent de Nampoch pour une médiation dans l’affaire. C’est ainsi que ces autorités traditionnelles ont pu récupérer la fillette et l’ont remis à la police afin qu’elle soit retournée à ses parents.
Mais un problème se pose. Les parents ne voulant plus avoir la garde de la fillette, ont demandé à l’ONG de l’héberger. Mais cette organisation ne disposant pas de structure pour accueillir l’enfant, le régent de Nampoch, Tindjo Ponakpaiba a pris l’engagement et s’est porté garant de prendre la fille sous sa garde. Et là que l’inimaginable s’est produit.
Tindjo Ponakpaiba, le régent cupide et proxénète
Que ce soit la police, l’ONG ou les parents, tout ce beau monde avait le cœur tranquille en confiant la fillette au régent Tindjo Ponakpaiba, une autorité traditionnelle, personnage considéré apte à protéger les enfants de la localité. Mais c’est compté sans la cupidité de cet homme.
En début du mois de septembre 2025, bien que sous la garde du régent de Nampoch, la fille disparaît à nouveau pour rejoindre son copain à l’Oti-sud. Le régent alerte les parents de la disparition de leur enfant. Ces derniers ont rappelé au régent des engagements qu’il avait pris devant la police et CREUSET-TOGO, et lui ont indiqué que la charge lui revient de retrouver la fillette.
Parallèlement, les parents de la fille ont alerté les autorités de la préfecture de Dankpen et de l’Oti-sud, notamment l’ONG-CREUSET-TOGO et la police de Guerin-Kouka et la gendarmerie de Takpamba qui ont mis la pression sur le régent et finalement retrouvé la fillette.

A l’audition de la fille, il ressort que son retour à nouveau chez son amant a été comploté et planifié par le régent Tindjo Ponakpaiba, celui-là même censé la protéger. En effet, selon les témoignages de l’intéressée, le régent a pris de l’argent auprès du jeune homme en échange de la fillette qui est retournée chez lui nuitamment le jour de l’apothéose de la fête des ignames à Nampoch le 02 septembre 2025. Une information confirmée par le jeune homme auditionné par la police.
Selon le jeune homme, dont les propos ont été rapportés par nos sources, vu la pression policière qu’il a subie lorsqu’il avait pris la fille pour la première fois, il ne voulait plus du tout oser l’approcher. Mais le régent de Nampoch pendant qu’il gardait la fillette, lui a exigé une somme de 60 000 FCFA pour afin qu’il l’aide à la reprendre sans inquiétude.
Le régent écouté par la justice
Actuellement l’affaire est pendante devant le tribunal de première instance de Bassar. Le régent Tindjo Ponakpaiba accusé d’enlèvement de l’élève Djidjil Mami a été écouté le 18 mai 2026, puis le 04 juin dernier. Les parents de la mineure et l’ONG Creuset-Togo demandent que justice soit faite pour la fillette.
Mais le régent au lieu de reconnaitre humblement sa faute, préfère jouer sur ses relations au sein du régime pour narguer tout le monde.
Affaire à suivre.
Isidore Kouwonou
Source: Lalternative.info























