3 – Pourquoi le premier ministre français Manuel Valls doit intervenir ?

Aussi, le régime de Faure Gnassingbé panique face aux mécontentements et tous attroupements autour d’une personnalité devient une menace qu’il faut absolument « éteindre » qui à utiliser les pratiques hors-la-loi, à l’opposé des droits humains. Il est vrai que si le Premier Ministre français Manuel Valls n’avait pas reçu Faure Gnassingbé publiquement lors de la conférence sur l’environnement COP21 à Paris en décembre 2015, alors que le Chef d’Etat français, François Hollande l’avait soigneusement évité, peut-être que les groupes militaro-civils qui « contrôlent » Faure Gnassingbé ne se serait pas permis d’emprisonner un citoyen binational (Togolais et Français).

Lorsque sous Manuel Valls, une Loi va peut-être passer pour faciliter la déchéance de nationalité pour les binationaux et personne sera là pour vérifier s’il s’agissait d’un cas de « terrorisme » ou un cas de « bons services rendus à des autocrates africains », il faut croire que cette Loi de la déchéance de la nationalité va rendre un grand service aux autocrates africains, surtout lorsqu’elle sera appliquée par d’autres qui ne l’auront pas fait voter.

Faure Gnassingbé et Manuel Valls au Bourget, en marge du COP21, lundi 30 novembre 2015 | Photo : RT
Faure Gnassingbé et Manuel Valls au Bourget, en marge du COP21, lundi 30 novembre 2015 | Photo : RT

L’utilisation abusive par le pouvoir togolais de la photo de la rencontre entre Mr Manuel Valls et Mr Faure Gnassingbé lors de la COP21 sont en prendre en compte les dérives hors-la-loi au Togo. En effet, lorsque les autorités occidentales reçoivent des personnalités qui ont systématiquement et au cours de leurs mandats politiques bafoués la vérité des urnes, les droits humains et les droits des journalistes et ont des morts sur la conscience, elles doivent savoir qu’elles lancent un message clair de « changement dans la continuité » à Faure Gnassingbé. Il est vrai qu’en période électorale en France, les autocrates africains dansent car ils savent bien que les quelques transferts discrets pour appuyer les candidats sont « reçus » comme un don qui se décline en contre-don retour.

Alors pourquoi ne pas sacrifier un démocrate togolais, surtout le punir de ne pas rester en France pour continuer à s’occuper des animaux français et moins des animaux togolais. Alors, pour arrêter cette politique, il est demandé à Mr le Premier ministre, Manuel Valls, de prendre conscience de sa responsabilité, dans l’arrestation hors-la-loi du Dr vétérinaire Antoine Randolph et d’intervenir dans les meilleurs délais pour sa libération sans condition.

Suite à l’intervention de l’Ambassade de France au Togo, un de ses membres a été autorisé à rencontrer l’innocent Dr Antoine Ati Randolph le 24 février 2016. Il semblerait que ce dernier soit détenu dans des conditions humiliantes dans un endroit proche de l’aéroport de Lomé et qu’aucun motif sérieux n’ait pu être évoqué par les autorités togolaises pour expliquer le kidnapping, surtout que personne n’a vu le mandat d’arrêt et que la garde à vue est expirée. Même les avocats ne sont pas autorisés à voir le Dr Antoine Randolph. C’est pourtant ce régime que le Premier ministre Manuel Valls a choisi de recevoir et donc indirectement de légitimer dans sa gouvernance de l’arbitraire au Togo lors de la COP 21 en décembre 2015 à Paris.

4 – Le retropédalage des autorités togolaises sans libération du Dr Randolph

Comme toujours face à la montée en puissance des critiques et les manifestations qui se profilent à l’horizon en France, au Togo sans compter la mise en exergue des exactions du système Faure Gnassingbé auprès des officiels européens (parlement européens et nationaux), les autorités togolaises commencent à faire du « rétropédalage » en optant pour la désinformation et les rumeurs. Il est question de faire croire dans les réseaux sociaux que ce serait des liens du Docteur Antoine Randolph avec le responsable d’un site internet et blog « Peuples observateurs » aujourd’hui fermé qui serait à l’origine du kidnapping politique. Mais cet argument ne tient pas. Le site « Peuples observateurs » n’existent plus et ce n’est pas parce qu’un article paraît sur un site qu’il y a un lien entre le responsable du site et la personne qui publie un article.

Pour justifier la garde à vue, les bruits lancés par les agents inconnus du pouvoir tentent de faire croire qu’il s’agirait d’articles critiques contre le pouvoir de Faure Gnassingbé. Mais là encore, on aurait aimé lire cet article et juger sur pièce. Donc là encore, cet argument ne tient pas.

Enfin, le comble du mensonge, le pouvoir invoque le fait que le Dr Antoine Randolph n’aurait pas demandé une autorisation administrative pour exercer le Yoga à la plage de Lomé compte tenu de l’attroupement spontané qu’occasionne systématiquement sa présence et ses séances de yoga  de détente à la plage.

Autrement dit et pour faire court, la panique qui s’est emparée du régime de Faure Gnassingbé a conduit les éléments hors la loi du Ministre Yark Damehane à kidnapper sans mandat d’arrêt, ni motif sérieux en en l’absence de tous troubles à l’ordre public, un citoyen franco-togolais qui pratiquait du yoga à la plage de Lomé.

Bref, on est dans l’arbitraire, une constante chez Faure Gnassingbé et son régime.

5.    Recommandations de Cvu-Togo-Diaspora

Alors, CVU-TOGO-DIASPORA demande à toutes les autorités qui recevront cette analyse de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire libérer le franco-togolais, Dr Antoine Randolph dans un premier temps, et dans un deuxième temps de reconsidérer leur relation de coopération avec le Togo qui se joue des droits humains et des libertés en cachant derrière la thématique de la sécurité.

D’ailleurs cette sécurité ne concerne que les gens du pouvoir puisque la population togolaise tente régulièrement de se faire justice tant l’absence des forces de l’ordre auprès des populations et au service des populations est une évidence.

Ce n’est pas la fausse opération de charme pour contrôler la Diaspora togolaise. Il s’agit du non-évènement du 11-16 janvier 2016 intitulé « réussites Diaspora » (3) où le pouvoir de Faure Gnassingbé s’est assigné le droit de décerner des « prix » à une diaspora de récupération qui a réussi sans lui et surtout loin du Togo. Car si ces membres de la Diaspora étaient restés au Togo, ils seraient peut-être dans la situation du Dr Antoine Randolph.

En cherchant à réduire au silence la Diaspora ou à l’intimider, le système de Faure Gnassingbé démontre qu’il est rentré dans un mode « panique ». Il suffit pourtant de démissionner pour que la paix revienne au Togo. Faure Gnassingbé ne constitue plus une partie de la solution au mal togolais mais il est devenu en fait une grande partie du problème.

La Diaspora togolaise n’a pas besoin du système de Faure Gnassingbé pour exister et exercer sa souveraineté. Faure Gnassingbé ne pourra qu’enrôler quelques membres de la Diaspora naïfs sur la réalité du système et du régime bafouant les libertés et le droit national, régional et international. Faure Gnassingbé, le CVU-TOGO-DIASPORA demande que le Dr Antoine Randolph, un résistant et démocrate de la première heure soit libéré sans conditions.

Dr Yves Ekoué Amaîzo
Coordonnateur général
CVU Togo Diaspora
25 février 2016.

Note :

(1) Ketohou, C. et Tomegah, R. (2013). Problématique de la démission au Togo. Yark Damehane, les frasques d’un tortionnaire converti…. In L’Indépendant Express. N°253 du 07 mai 2013. Accédé le 25 février 2015 ; Voir aussi Togo BN (2015). « Violente manifestation à Dapaong, Yark Damehame gifle un enseignant ». In Togo Breaking News. 16 mars 2015.

(2) Aghu (2014). « Togo : Troublantes révélations sur l’assassinat de Atsutsè Agbobli ». in Koaci.com. Accédé le 25 février 2016

(3) Epou, K. (2016).« Ce que dit Kodjo Epou sur la « Réussite Diaspora » ». In Togoactualité.com. 20 janvier 2016. Accédé le 25 février 2016